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En Seine-Saint-Denis, des familles n'arrivent plus à nourrir leurs enfants alerte la députée Clémentine Autain

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Avec le confinement, de plus en plus de gens souffrent de la faim, s'alarme Clémentine Autain. La députée LFI de Seine-Saint-Denis demande au gouvernement d'encadrer le prix des produits de première nécessité et d'augmenter les minima sociaux.

Clémentine Autain
Clémentine Autain © Maxppp - Aurelien Morissard

C'est l'une des conséquences du confinement : la difficulté pour certains de manger à leur faim. "En Seine-Saint-Denis, des personnes sont en train de basculer dans une misère extrême et ne peuvent plus se nourrir", a déclaré Clémentine Autain, vendredi sur France Bleu Paris. La députée La France Insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis partage l'inquiétude du préfet du département qui redoute _"des émeutes de la faim_".

"La situation est effectivement très tendue. Il peut y avoir de la colère car c'est insensé que dans un pays riche comme la France des gens rejoignent des files d'attente pour avoir des repas", estime Clémentine Autain. Cette précarité alimentaire touche de nouveaux publics selon la députée : "des jeunes, des étudiants, des familles qui ne pensaient pas basculer". Avec l'arrêt de la cantine, souvent gratuite pour les foyers les plus modestes, "des familles se retrouvent à ne plus pouvoir nourrir leurs enfants". 

Encadrer les prix et relever les minima sociaux

Clémentine Autain appelle le gouvernement à prendre des mesures d'urgence pour venir en aide aux plus modestes. L'aide exceptionnelle de solidarité n'est selon elle "pas du tout suffisante". Cette aide de 150 euros sera versée à tous les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), à laquelle s'ajouteront 100 € par enfant à charge. Mais elle ne sera versée que le 15 mai, soit dans "72 repas", calcule la députée de Seine-Saint-Denis.

Sans attendre, Clémentine Autain réclame l'encadrement des prix des produits de première nécessité. "Avec la pénurie de la farine ou du beurre premier prix, le caddie est beaucoup plus cher", constate la députée. D'autant qu'avec la fermeture des marchés, souvent moins chers, les supermarchés se retrouvent dans une situation de monopole et certains en profitent".

Le gouvernement a également mis en place des chèques d’urgence alimentaire. "Il vaut mieux ça que de ne rien faire", reconnaît Clémentine Autain. "Mais le mieux serait d’augmenter les minima sociaux. L'argent tomberai directement sur le compte en banque des bénéficiaires, ce qui éviterait la bureaucratie des chèques"

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