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Enjeux, mode de scrutin : l'essentiel sur le second tour des élections régionales et départementales

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Après un premier tour marqué par une abstention record les Français sont de nouveau appelés aux urnes ce dimanche 27 juin pour le second tour des élections régionales et départementales. Enjeux, modes de scrutins, compétences : France Bleu fait le point.

Bureau de vote dans le Val-de-Marne, le 20 juin 2021.
Bureau de vote dans le Val-de-Marne, le 20 juin 2021. © Maxppp - Sadak Souici / Le Pictorium

Le second tour des élections régionales et départementales a lieu ce dimanche 27 juin. Pour voter, il faut avoir la nationalité française, être âgé de 18 ans, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur une liste électorale. En France, 47,7 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, d'après l'Insee. Lors du premier tour, moins d'un tiers des électeurs ont voté, une abstention historique. Une désertion des urnes qui a profité aux présidents de région sortants, de droite comme de gauche. Quels sont les enjeux de ce second tour ? Comment seront répartis les sièges dans les conseils régionaux et départementaux ? Quelles sont les compétences des présidents et conseillers une fois élus ? On fait le point.

Le second tour en quatre enjeux

L'abstention

Deux électeurs sur trois (66,7%) ont boudé les urnes au premier tour. Un record historique attribué par les politologues à différentes raisons comme les enjeux nationaux qui ont marqué une campagne qui aurait dû traiter les problèmes locaux, le manque de visibilité des compétences des exécutifs régionaux ou encore un désintérêt croissant pour la politique. Le second tour sera-t-il le théâtre d'un rebond de la participation ? Réponse dimanche.

Le front républicain

À moins d'un an de la présidentielle, sa solidité sera mise à l'épreuve en Paca où le sortant LR Renaud Muselier affronte dans un duel au coude-à-coude le RN Thierry Mariani. Arrivé troisième au premier tour, le chef de file écologiste de l'union de la gauche Jean-Laurent Félizia s'est retiré de la course pour barrer la route au Rassemblement national.

La prime aux sortants

Dans la plupart des régions, les présidents sortants issus de la droite et du PS sont arrivés en tête du premier tour. Mais dans certaines, ils devront affronter trois ou quatre listes pour être reconduits.

La Corse

Au premier tour, la Corse a enregistré le taux de participation le plus élevé (57%) et les nationalistes, bien que divisés, ont obtenu 57,7% des suffrages exprimés. Un score supérieur à leurs résultats additionnés au premier tour des territoriales en 2017 (52,1%). Pour le second, le président autonomiste sortant du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, arrivé en tête au premier tour, a écarté une nouvelle coalition nationaliste. En fonction de leur score, ils pourraient se sentir renforcés pour demander de nouvelles compétences à l'État. Le président sortant de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, victime de la désunion nationaliste, ne sera sur aucune liste au second tour et quittera ainsi une Assemblée où il siégeait depuis 29 ans. 

Ce qu'il faut savoir sur les élections régionales

Les élections régionales visent à désigner 1.767 conseillers régionaux pour six ans, dans les 12 régions métropolitaines (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France, Ile-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur), mais aussi en Guadeloupe et à La Réunion. En Corse, en Martinique et en Guyane, les électeurs votent pour les membres des collectivités uniques, dotées des compétences d'un conseil régional et d'un conseil départemental. Une fois élue, l'assemblée régionale élit un président du conseil régional

Élections régionales 2021 : ce qu'il faut savoir.
Élections régionales 2021 : ce qu'il faut savoir. © Visactu

Comment se déroule le vote ?

Le jour du scrutin, les électeurs votent pour des listes régionales menées par des têtes de listes et composées de sections départementales.

Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour pouvaient se maintenir au second tour. Celles ayant obtenu au moins 5% des voix pouvaient fusionner avec d'autres.

La liste qui arrive en tête obtient un quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour. La liste arrivée en tête reçoit donc le plus grand nombre de sièges qu’elle ajoute à ceux obtenus par la prime majoritaire. Elle est ainsi quasiment assurée de détenir la majorité au sein du conseil régional.

Quelles sont les compétences des régions ?

Le principal poste de dépenses des régions concerne la mobilité et les transports avec la gestion des infrastructures (gares publiques routières, certains ports et aéroports) et de certains transports en commun (Trains express régionaux (TER) et Transilien, transports scolaires, etc.).

Les Régions ont aussi des compétences en matière d'enseignement puisque ce sont elles qui gèrent la construction, l'entretien et le fonctionnement des lycées. Elles ont aussi à charge l'emploi et la formation professionnelle (information et orientation des élèves, étudiants et apprentis, insertion des jeunes en difficulté,  formation des demandeurs d'emploi, etc.).

Par ailleurs, elles sont chargées de l'aménagement du territoire et de l'environnement (développement des transports, lutte contre le changement climatique, gestion des déchets, etc.), du développement économique (politique d’aides aux entreprises, attractivité du territoire, développement de l’économie sociale et solidaire, etc.) et de la gestion des programmes européens.

Ce qu'il faut savoir sur les élections départementales

Les élections départementales sont organisées pour élire les conseillers départementaux pour six ans. Les élections départementales sont organisées dans le cadre du canton. Un canton est une division du département. Les électeurs de chaque canton du département élisent deux conseillers départementaux, un binôme composé d'une femme et d'un homme. Ce sont ensuite tous les conseillers départementaux qui éliront le président du conseil départemental. Ces élections ne concernent pas la Ville de Paris, la métropole de Lyon, la Guyane et la Martinique, la Corse, les collectivités d'outre-mer ni la Nouvelle-Calédonie.

Élections départementales 2021 : ce qu'il faut savoir.
Élections départementales 2021 : ce qu'il faut savoir. © Visactu

Comment se déroule le vote ?

Au second tour, sont autorisés à se présenter les binômes ayant obtenu au moins 12,5% des voix des électeurs inscrits, sauf si moins de deux listes ont obtenu ce score. 

Le code électoral autorise alors le binôme qui a recueilli le plus de suffrages, après le binôme remplissant les conditions, à se maintenir, ou les deux si aucun ne remplit les conditions, comme cela était déjà le cas précédemment avec le scrutin uninominal. La majorité relative (le plus grand nombre de voix) suffit pour être élu.

Quelles sont les compétences des départements ?

La principale mission des Départements relève du champ de l'action sociale, dans le domaine de l’enfance (ex : adoption, aide sociale à l’enfance), du handicap (ex : insertion sociale et aides financières), des personnes âgées et de la dépendance (ex : création et gestion des maisons de retraite) ou encore de la gestion des prestations sociales (ex : gestion du revenu de solidarité active(RSA)).

Les Départements ont aussi des compétences en matière d'éducation puisque ce sont eux qui sont chargés de la construction, l’entretien, l’équipement et le fonctionnement des collèges (actions éducatives, transport des collégiens en situation de handicap, etc.). Ils ont aussi à charge l'action culturelle et sportive (conservation du patrimoine et des musées, gestion des bibliothèques départementales et des archives départementales, soutien à l’organisation de manifestations culturelles ou sportives, etc.).

Enfin, les Départements sont engagés dans l'aménagement et le développement des territoires (entretien du réseau routier départemental et soutien à l'agriculture, la pêche, le tourisme, le déploiement numérique, de manière équilibrée sur tout leur territoire) et doivent contribuer à rendre les services publics accessibles à tous et à la protection de l'environnement.

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