Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Temps de travail des agents à Marseille : "Il faut cesser la cogestion" estime Christophe Castaner

mercredi 4 juillet 2018 à 9:47 - Mis à jour le mercredi 4 juillet 2018 à 9:58 Par Thibault Maisonneuve et Isabelle Lassalle, France Bleu Provence

Invité de France Bleu Provence ce mercredi matin, le délégué général d'En Marche est revenu sur l'audition de Jean-Claude Gaudin par les gendarmes dans l'enquête sur le temps de travail des agents municipaux à Marseille et sur les prochaines élections municipales.

Christophe Castaner, à la sortie du Conseil des ministres du 30 Mai 2018.
Christophe Castaner, à la sortie du Conseil des ministres du 30 Mai 2018. © Maxppp -

Marseille, France

Christophe Castaner était l'invité de France Bleu Provence ce mercredi matin. Il a regretté "une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années à Marseille" alors que Jean-Claude Gaudin a été entendu mardi dans le cadre de l'enquête sur le temps de travail des employés municipaux. Le maire de Marseille, assisté de son avocat, a été entendu par les gendarmes pendant près de sept heures dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier 2017 par le parquet de Marseille et transmise au parquet nationale financier (PNF) pour "faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics". 

Si Jean-Claude Gaudin s'était déclaré "stupéfait" par cette affaire lors de ses vœux à la presse le 22 janvier dernier, il avait concédé que parmi les employés municipaux, "au fur et à mesure, il y (avait) eu un peu des accommodements".  Cette enquête fait suite à des révélations du Canard enchaîné et de Marsactu sur le Samu social marseillais, où près de cinq millions d'euros d'argent public auraient été détournés depuis 2010, dans le cadre de "petits arrangements entre amis".

"On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement." Christophe Castaner

"La justice fait son travail et c'est une bonne nouvelle. Il n'y a pas dans ce pays d'un côté des personnalités, des ministres, des maires de villes importantes comme Marseille qui seraient exonérés de rendre des comptes à la justice. Il faut qu'elle fasse son travail. Mais au-delà, c'est aussi la question du management à Marseille. On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c'est-à-dire à chaque élection municipale, et au fond personne n'a jamais vraiment osé les prendre de front, les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment. Il faut oser affronter, ce que nous faisons au gouvernement comme nous l'avons fait avec la réforme de la SNCF".

"On sait bien qu'à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années". Christophe Castaner

Lors de son audition par les gendarmes, Jean-Claude Gaudin a contesté, selon le journal La Provence, tout élément de fraudes. "On sait bien qu'à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années. J'ai le souvenir qu'à la dernière campagne électorale, cela avait été un sujet de débat. Peut-être que c'est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C'est ce que je demanderai aux candidats de la République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs" a précisé Christophe Castaner.

Une liste de rassemblement à Marseille

"J'ai de l'affection pour Marseille et pour Jean-Claude Gaudin aussi au-delà de cette enquête judiciaire. Quelqu'un du Sud, comme moi, ne peut pas regarder Marseille autrement qu'avec des yeux d'affection, des yeux d'amour. Il n'est pas temps des élections municipales. Je vous parle d'un sentiment personnel et d'enjeux politiques parce que je suis le patron d'un grand parti politique. Il faudra qu'il y ait un candidat de la République en marche et au-delà du modem avec la recomposition politique que nous construisons aujourd'hui pour la ville de Marseille."

"Nous avons besoin de cette alternance. Sinon, nous serons dans la situation de laisser la main aux extrêmes : à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et au Rassemblement national de Marine Le Pen, ce que je refuse. Nous devons trouver des partenaires, des alliés avec qui travailler. Il ne s'agit pas pour moi de dire que le maire sortant, parce qu'il n'est pas LREM, est forcément mauvais. J'ai invité tout le monde à faire un diagnostic et voir demain dans quelle mesure s'il accepte nos conditions un partenariat avec lui". 

Christian Estrosi et Renaud Muselier

"Mon retrait des élections régionales a fait élire Christian Estrosi et fait aujourd'hui que Renaud Muselier est président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. J'ai fait un acte politique fort. J'ai sacrifié la liste des élections régionales pour empêcher le Front national et les faire élire. Donc je serais totalement incohérent si je disais qu'il n'est pas question de travailler avec Renaud Muselier.

Mais Renaud Muselier est président du conseil régional. Il n'a pas besoin de moi pour tenir sa majorité et je lui fais confiance pour la tenir comme je lui fais des reproches sur certaines décisions politiques qu'il peut être amené à prendre. En attendant, Jean-Claude Gaudin est maire de Marseille. Renaud Muselier est président de la région. Et je leur souhaite à l'un et l'autre de réussir jusqu'au bout de leur mandat".