Politique

Entre nostalgie et remise en cause pour la dernière séance de la région Aquitaine

Par Aurélie Bambuck, France Bleu Gironde lundi 19 octobre 2015 à 20:41

Dernière séance plénière de la Région Aquitaine
Dernière séance plénière de la Région Aquitaine © Radio France - Aurélie BAMBUCK

Fini les séances plénières entre aquitains. Les conseillers régionaux de l'Aquitaine se sont réunis pour la dernière fois à Bordeaux ce lundi, en attendant la fusion avec le Poitou-Charentes et le Limousin. Ambiance studieuse avec un peu d'agitation au sujet de la campagne du président sortant.

C'est le directeur de campagne de Virginie Calmels, la principale adversaire d'Alain Rousset, qui a donné le ton en début de séance. Jérôme Peyrat a interpellé le président sortant sur sa double fonction de président et de candidat, et sur le prêt financier accordé au groupe Sud Ouest.

J'ai rappelé que je regrettais le timing d'un prêt qui a été accordé à sa demande à un groupe de presse alors qu'on est à 3 mois de l'élection, c'est gênant.

— Jérôme Peyrat, conseiller régional Les Républicains

La mise en cause de Jérôme Peyrat

La réponse des socialistes a été immédiate, notamment par la voix de Stéphane Delpeyrat-Vincent, vice-président du conseil régional chargé des sports, durant la séance plénière:

Qu'est-ce que vous sous-entendez, que des journalistes seraient achetés par la région ? C'est pas parce qu'on a travaillé dans la télé réalité qu'il faut essayer de faire passer Sud-Ouest pour un journal socialo-communiste Là on n'est plus dans la télé réalité on est dans le surréalisme.

—Stéphane Delpeyrat-Vincent, conseiller régional socialiste

La réponse socialiste en pleine assemblée

L'élu socialiste a fait référence au passé de Virginie Calmels, qui fut dirigeante d'Endemol, la société productrice de télé-réalité.

Après cette entrée en matière agitée, place à la nostalgie pour certains élus . 

Non pas que je sois des plus chauvins, mais on était très attaché à notre territoire, à notre identité aquitaine, maintenant c'est le sens de l'histoire que de pouvoir se développer, se regrouper et c'est une nouvelle page qui va s'ouvrir.

—Nicolas Florian du parti Les Républicains.