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Politique

ENTRETIEN | avec François Rebsamen, maire de Dijon et ministre démissionnaire

mercredi 19 août 2015 à 17:46 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Bourgogne

Le nouveau maire de Dijon et futur ex-ministre du travail répond aux questions de France Bleu, quelques heures après avoir officiellement remis sa démission au Président de la République ce mercredi. Il reste en poste le temps de trouver son remplaçant mais François Rebsamen prépare son retour dans la Cité des Ducs.

François Rebsamen, le jour de sa réélection à la mairie de Dijon.
François Rebsamen, le jour de sa réélection à la mairie de Dijon. © MaxPPP

Cette fois ça y est, François Rebsamen  a déposé sa démission sur le bureau du gouvernement après le conseil des ministres de rentrée à Matignon ce mercredi 19 août. François Hollande, l’a accepté et nommera très rapidement un remplaçant. En attendant l'actuel ministre du travail pour encore quelques heures prépare la transition. "Il faut quelques jours pour préparer les dossiers et les remettre à celui ou à celle qui va me remplacer."  Le nouveau maire de Dijon prépare aussi son retour dans la Cité des Ducs. Entretien.

 

Avec la règle du non cumul des mandats, il vous a fallu choisir entre le ministère et la mairie de Dijon. Est-ce qu’il a eu une hésitation dans votre esprit François Rebsamen ?

"C’est avec regret que je quitte le ministère parce que j’ai l’impression de ne pas avoir terminé la tâche qu’on m’avait confié, et pas que les chiffres du chômage, il n’y a pas que ça. Mais j’avais pris un engagement auprès d’Alain Millot, auprès des Dijonnais, il était celui qui me remplaçait, il n’est plus là, c’est normal que tienne cet engagement. Surtout que le Président de la République m’a choisi mais les Dijonnais, eux, m’ont élu."

 

Rebsamen hésitation

 

Certains Dijonnais auraient préféré que vous terminiez votre travail au ministère avant de revenir à Dijon. Est-ce que vous comprenez ?

"Bien sûr que je comprends. Surtout que je sens une ville qui a été très touchée par le décès de son maire, Alain (Millot) avait su tisser ce lien affectif entre lui et les Dijonnais. Mais je reçois toujours de nombreux messages de félicitations pour mon retour. Tous les jours je reçois des manifestations de sympathie. Mais il faut comprendre qu’il aurait été très compliqué de mettre un autre maire en place et puis ensuite de revenir. Donc j’ai fait un choix, c’est ça la politique. J’ai fait un choix, j’ai choisi ma ville, Dijon, ma ville de cœur."

 

Rebsamen sympathie

 

Vous ne partez pas parce que vous n’avez pas réussi à inverser la courbe du chômage alors ?

"C’est vrai que je n’ai pas réussi à endiguer la montée du chômage. Mais comme mes prédécesseurs. Mais le ministre du travail, n’est pas le ministre du chômage, on a mis en place des dispositifs, tous les feux de l’emploi se rallume, mais pas tous au même moment, maintenant, il faut la croissance. Mais j’ai quand même quelques fiertés. Il faut rester modeste, mais je suis fier d’avoir permis la stabilisation et une légère baisse (- 6 000 en juin) du chômage des jeunes depuis deux ans."

 

Rebsamen bilan


Et maintenant François Rebsamen, vous allez commencer par quoi en revenant à Dijon ?

"Je vais me replonger dans les dossiers. Les collectivités locales sont appelés à participer à l’effort natio de réduction des dépenses publiques, on est sévèrement touché. Et puis il y a des grands projets à venir pour Dijon. Elle va devenir l’une des treize futures grandes capitales régionales, c’est une fierté pour la ville mais maintenant il faut doter la ville des grands équipements qu’il lui manque et qui complèteront son attractivité : le musée des Beaux-Arts par exemple qu’il faudrait terminer. Construire un stade de foot digne d’une agglo de plus de 260 000 habitants pour peut-être accueillir une équipe étrangère lors de l’euro 2016 l’an prochain. Et puis porter ce projet, peut-être un peu fou, de la cité de la gastronomie pour parfaire notre rayonnement international."

 

Rebsamen et maintenant ?

 

Interview réalisée par Stéphane Parry.