Politique

EPCI Pays Basque : "le match est joué, il faut rentrer dans le rang"

Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque jeudi 25 août 2016 à 18:06

L'EPCI provoque un profond clibage à la ville de Bayonne
L'EPCI provoque un profond clibage à la ville de Bayonne © Maxppp -

Pour Sylvie Durruty, la première adjointe de Jean-René Etchegaray, en choisissant Martine Bisauta "première adjointe indépendantiste", "la parole donnée n'est pas respectée".

"Indépendantisme", "confiance rompue", les choses sont dites publiquement à Bayonne... et la majorité municipale étale au grand jour ses différences de vue. En cause, l'établissement public de coopération intercommunale, l'EPCI Pays Basque, qui verra le jour au 1er janvier. Une large majorité de plus des deux tiers des conseillers municipaux a voté pour cette nouvelle agglomération à 158 communes, on croyait l'affaire pliée, mais elle rebondit à Bayonne.

Pour intégrer le comité de pilotage, qui travaille à la création de l'EPCI, chaque grande ville a droit à deux élus, et le maire de Bayonne a dû faire un choix entre sa première adjointe, Sylvie Durruty, farouche opposante à ce projet, et Martine Bisauta, qui en défend l'idée. Le choix s'est porté sur Martine Bisauta, une hérésie pour la première adjointe bayonnaise.

Sylvie Durruty, première adjointe de Bayonne

Étonnement du maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray : son engagement en faveur d'une institution pour le Pays Basque est connu de tous depuis longue date. Il a proposé à Sylvie Durruty d'autres responsabilités dont elle n'a pas voulu. Mais pour lui, les jeux sont faits, il faut maintenant travailler à créer l'EPCI.

Jean-René Etchegaray maire de Bayonne

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