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Eric Alauzet poursuivi par des manifestants à Besançon: le député LREM témoigne

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Par , France Bleu Besançon

Suivi dans la rue et insulté par des manifestants à l'issue d'un rassemblement devant son local de campagne pour les municipales ce jeudi soir à Besançon, le député LREM Eric Alauzet revient sur les faits et s'interroge sur l'ambiance qui règne à six semaines des élections municipales.

Le député du Doubs Eric Alauzet
Le député du Doubs Eric Alauzet © Maxppp - J.C. Tardivon

L'ambiance a été houleuse ce jeudi soir devant la permanence de campagne du député LREM Eric Alauzet, candidat aux élections municipales à Besançon. Devant le local de la grande rue, près de 80 manifestants avaient répondu à l'appel de l'intersyndicale contre le projet de réforme des retraites pour une opération "député-godillot".  Chacun était invité à déposer une vieille paire de chaussures devant la porte du candidat. Eric Alauzet était présent et a entamé le dialogue avec les manifestants, dans une ambiance tendue. Au moment où il a quitté les lieux à pied, il a été suivi par une dizaine de personnes qui l'ont interpellé et insulté sur une partie de son trajet.

L'épisode a fait réagir plusieurs candidats aux élections municipales à Besançon, qui condamnent les faits. Ce vendredi, Eric Alauzet revient sur ce qui s'est passé. "Je suis sorti pour tenter de discuter avec eux", explique-t-il,  "au bout d'une demi-heure, je suis parti pour me rendre à la session du conseil d'agglomération, j'étais en retard, j'ai marché d'un bon pas"

Ca fait drôle de se sentir poursuivi, pourchassé" - Eric Alauzet

Pour Eric Alauzet, ce départ a été interprété comme une fuite. "J'ai été suivi , avec des hurlements, des vociférations, des intimidations, des noms d'oiseaux. J'ai accéléré le pas puisque j'étais en retard, ils accéléraient eux aussi le pas".  L'épisode peut sembler bénin, concède le candidat, "mais ça fait quand même un petit peu drôle de se sentir poursuivi, pourchassé, ça mériterait que les gens vivent cette expérience pour savoir ce que l'on peut ressentir dans ce moment-là ". Même si Eric Alauzet précise qu'il ne s'est pas senti en insécurité au sens strict, il a préféré ne pas retourner à sa voiture.

Une manoeuvre politique? 

Les manifestants étaient des personnes de sensibilités très différentes, analyse le candidat LREM. "Des gilets jaunes historiques, des gens qui vivent de vraies difficultés, des galères,  mais aussi d'autres qui sont là sur des objets politiques". Eric Alauzet vise des syndicats, mais aussi des partis politiques comme la  France Insoumise ou le PCF, dans le contexte des élections municipales.  "Il y a un amalgame, une confusion: sur ma vitrine j'avais des autocollants du SNU-IPP, de la FSU, _mais aussi du Parti Communiste, qui est dans une liste opposée à la mienne_, et qui soutient une écologiste".  Tout ça se mélange un peu, conclut le député, "à chacun d'analyser la situation et de voir ce qui se passe réellement".

Dans un communiqué, l'écologiste Anne Vignot, tête de liste de "Besançon pour nature" appelle à revenir à des débats d'idées. "Voir les gens se courir après" écrit-elle,  "n’est pas du même ressort que le collage d’autocollants sur une vitrine. J’en appelle à la retenue tant sur les réseaux sociaux que dans les rencontres ou les manifestations, nous sommes attachés au respect de toutes et tous." 

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