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Éric Piolle aux journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts : l'union de la gauche autour de l'écologie ?

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

A Pantin ce jeudi pour EELV, puis dans la Drôme ce vendredi avec LFI, avant le PS et le rendez-vous des ONG : Éric Piolle fait la tournée des universités d'été. Il prône toujours l'union de la gauche en vue de la présidentielle. Un chemin difficile ? Entretien avec le maire écologiste de Grenoble.

Eric Piolle, Anne Hidalgo et une vingtaines d'élus écologistes et socialistes réunis à Tours ce mardi
Eric Piolle, Anne Hidalgo et une vingtaines d'élus écologistes et socialistes réunis à Tours ce mardi © Radio France - Manon Derdevet

France Bleu Isère : Après les municipales et avant les régionales, ces journées d'été sont encore plus politiques que d'habitude ? 

Éric Piolle : Oui, elles sont politiques parce que le paysage politique s'est transformé. Depuis l'élection de Macron, depuis la démission de Nicolas Hulot. Avec les élections européennes, et ce duel Macron-Le Pen mais aussi le bon score d'EELV. Et puis évidemment, il s'est transformé avec les élections municipales, avec dans 8 grandes métropoles en France mais aussi dans beaucoup de villes moyennes et de village, la poussée des écologistes. Et puis le deuxième facteur un peu singulier, c'est qu'on divise la jauge (des journées d'été, ndlr) par six, 500 personnes, pour satisfaire aux règles sanitaires.

Moins de monde présent, mais l'ambition est de rassembler de plus en plus de monde à gauche autour de l'écologie, c'est bien l'idée à terme ?

C'est effectivement ma volonté et le sens de mon engagement politique. C'est ce qu'on fait à Grenoble depuis 2014. C'est ce qui se dessine avec Génération.S, Génération Ecologie, Cap 21, qui co-organisent ces journées d'été EELV. Et puis il y aura ensuite les journées d'été de LFI, du PS auxquelles je serai aussi, ainsi que celles des ONG qui poussent, qui seront le samedi 5 septembre.

On parle déjà des régionales, départementales et de la présidentielle ? 

Les campagnes vont commencer officiellement en septembre, et puis tout le monde a en tête la campagne présidentielle et des législatives. Et puis pour nous, maires, nous sommes aussi en début de mandat. Nous ferons d'ailleurs un atelier avec les nouveaux maires écologistes des grandes villes (Strasbourg, Lyon, Poitiers, Marseille). Le mandat démarre l'été au lieu du printemps, mais il va transformer le paysage politique des villes en France.

Ce qui s'est passé en juillet est un échec collectif pour tous, et j'en prends ma part - Éric Piolle 

On peut faire l'union de la gauche au plan national lors que c'est déjà très compliqué à la Métropole ? Une partie de la gauche a préféré voter pour Christophe Ferrari, ici ?

Ce que montre ce vote du mois de juillet à la Métropole, c'est qu'il reste toujours cette capacité à faire un front anti-écolo. A Grenoble, ça n'avait pas été le cas en 2014. Là, on dit qu'on veut aller plus loin, qu'on veut amplifier les transitions, et le système se raidit, et vient contredire le vote des électeurs. Ce vote de 2e niveau vient à l'encontre de ce qu'il s'est passé dans les urnes. La situation est singulière, mais on l'a vu un peu partout aux municipales, LREM était à la manœuvre, s'allie avec les droites, pour faire élire Christophe Ferrari. Avec un demi-succès, car il ne peut pas élire d'exécutif. On n'a pas de capacité à mettre en oeuvre un projet. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont choisi Christophe Ferrari n'ont pas de projet commun, à l'inverse des quatre groupes de la majorité. On verra à l'automne ce que ça donnera.

Est-ce que vous êtes encore en capacité de revenir à la table des négociations, de discuter. Pour proposer une porte de sortie ?

Oui, c'est nécessaire. Notre territoire ne peut pas reculer par rapport à ce qu'il a mis en place entre 2014 et 2020. Il ne peut pas tomber dans les bras de cette coalition anti-climat qui va de LREM à LR en passant par toutes les droites et les carignonnistes. Ce spectre-là a perdu les élections et gagne (la métropole) dans une magouille, pour moi, digne de la 4e République. Le choix des électeurs a été très clair. Au moment où tout le monde suit ce chemin-là, il serait aberrant qu'à Grenoble, et contre le vote des électeurs, les élus, eux reculent.

Aussi singulier soit-il, ce vote de juillet est démocratique, les premiers recours ont échoué, alors revenir dessus, ce ne serait pas ça la magouille ?

Quand on est élu, c'est pour un projet ! Donc quand on est élu par LREM, LR et Carignon, on est élu face au scrutin, face aux choix des électeurs de Grenoble en commun, mais aussi des électeurs de Meylan, de Saint-Égrève, de Vizille. LREM a perdu dans les urnes, mais par une alliance totalement hétéroclite, l'emporte ensuite. Nous sommes pour un vote direct des électeurs, et d'ailleurs le président Ferrari était pour aussi ! Pour que le vote des électeurs ne soit pas pris en otage par les élus qui tambouillent dans les couloirs. 

Mais on fait comment maintenant ? La situation peut se dénouer ?

Je l'espère, qu'elle peut se dénouer. Il faut que Christophe Ferrari choisisse un projet qui correspond à cette majorité, mais je n'ai pas l'impression que c'était sa volonté ou son parcours politique... ou bien reconnaître qu'il ne peut pas être élu avec LREM et les droites.

Qu'il démissionne ?

Ce serait la logique politique ! Et puis qu'on se remette autour de la table pour trouver une solution. Parce que ce qui s'est passé en juillet est un échec collectif pour tous, et j'en prends ma part aussi, évidemment. Donc on doit trouver une solution pour continuer à donner cette énergie et cet esprit pionnier à notre territoire.

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