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Politique DOSSIER : Les élections européennes 2019

Européennes : en Moselle aussi, "deux camps se sont affrontés"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Près de 30% des suffrages en Moselle : le RN fait mieux qu'au niveau national, ce qui réjouit l'élue messine Françoise Grolet. LREM fait moins bien, avec près de 20%, mais Béatrice Agammenone, référente En marche dans le département, se réjouit néanmoins d'un groupe qui "va être fort au parlement".

Le RN est arrivé en tête des élections européennes
Le RN est arrivé en tête des élections européennes © Maxppp -

Non, Béatrice Agammenone n'est pas "déçue". Son parti, La République en marche, n'arrive que deuxième, au niveau national comme au niveau du département, derrière le Rassemblement national. "Nous nous étions mis une contrainte majeure qui était d'être premiers, concède--t-elle, mais nous confortons un positionnement assez central dans le jeu politique. Nous faisons beaucoup mieux, deux ans après l'élection, que François Hollande, par exemple, en 2014". Elle voit son parti comme "un rempart pro-européen contre les nationalismes".

En revanche, si elle se réjouit de la montée en puissance de son groupe au parlement européen, la référente LREM pour la Moselle trouve assez "dommageable pour l'Europe" que cette élection se résume à l'affrontement de deux camps, car "il ne fallait pas en faire un match franco-français."

Autre enseignement de ce scrutin : le score élevé d'Europe Ecologie Les Verts. Pour Béatrice Agamennone, "il faut aller beaucoup plus loin sur la transition écologique", y compris au niveau national. "De toute façon, on a une urgence face à nous et on ne peut pas répondre autrement qu'en agissant maintenant," martèle celle qui affirme espérer pouvoir travailler avec les écolos. 

Au niveau local, Béatrice Agamennone explique les résultats par le fait que "la ruralité s'est déplacée largement, et elle a tendance à voter RN". Elle en tire un autre enseignement : "il faut axer nos efforts sur la ruralité, que nos députés aillent un peu plus sur les territoires."

Les Français ont montré très clairement qu'ils se sentent brimés, maltraités, frustrés, par cette majorité hétéroclite." - Françoise Grolet

De son côté, l'élue messine Rassemblement National Françoise Grolet se réjouit évidemment de ces résultats. Pour elle, "les Français ont montré très clairement qu'ils se sentent brimés, maltraités, frustrés, par cette majorité hétéroclite." Elle commente par ailleurs la déroute de LR et celle, plus attendue, du PS : "les vieux partis sont explosés, émiettés, décrédibilisés.

Alors, est-ce simplement un vote sanction ? Non, assure François Grolet : "nos idées progressent, toute la campagne s'est faite sur les thèmes des frontières, du juste-échange à la place du libre-échange, de l'immigration à laquelle il faut dire stop." Quant à savoir si le RN pourra avoir réellement une influence dans un Parlement européen où la poussée de l'extrême-droite reste finalement contenue, "notre groupe va être plus puissant qu'avant. Nous avons des alliés."

Quant à Metz, où l'élue est conseillère municipale, Françoise Grolet se satisfait de la progression "en nombre de voix, nous avons de plus en plus d'électeurs", même si le RN n'y arrive pas en tête. Pour elle, c'est de bon augure pour les municipales de 2020, d'autant que "face à nous, nous avons une coalition qui n'a aucune cohérence politique."

Les autres réactions en Moselle

"C'est un score décevant, on n'a pas fait un bon résultat", reconnaît François Grosdidier, sénateur LR de la Moselle, tout en rendant hommage à Fraçois-Xavier Bellamy. "La dynamique s'est arrêtée brutalement au moment où il y a eu une bipolarisation Macron-Le Pen. Ensemble, ils ont décidé de confisquer le débat", fustige-t-il.

L'élu vert Guy Harau, lui, ne cache pas sa satisfaction : "L'objectif est réussi, on avait l'ambition de faire un score à deux chiffres et d'amener quelque chose de nouveau dans la politique européenne. Mais en même temps, il y a aussi beaucoup d'humilité. Le score du RN ne peut pas nous permettre d'être complètement satisfait."