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Extension du pass sanitaire : les députées LREM auvergnates approuvent la plainte déposée pour menaces de mort

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Plusieurs députés de la majorité ont reçu ces derniers jours des menaces de mort en raison de leur soutien à l'extension du pass sanitaire et les mesures pour le vaccination anti-Covid. Réactions solidaires de la Bourbonnaise Bénédicte Peyrol et de la Puydômoise Valérie Thomas.

Bénédicte Peyrol et Valérie Thomas, députées LREM auvergnates
Bénédicte Peyrol et Valérie Thomas, députées LREM auvergnates © AFP - Gérard Julien

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé ce jeudi qu'une plainte allait être déposée après les menaces de mort reçues par plusieurs parlementaires de la majorité présidentielle. 

Le projet de loi qui prévoit l'extension du pass sanitaire doit être présenté en Conseil des ministres lundi 19 juillet, avant d'être examiné d'ici la fin de la semaine prochaine à l'Assemblée nationale puis au Sénat. Les députées LREM de l'Allier Bénédicte Peyrol et du Puy de Dôme Valérie Thomas approuvent cette démarche. Réactions croisées.

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France Bleu Pays d'Auvergne : comment accueillez-vous le dépôt de plainte annoncé par Richard Ferrand ?

Bénédicte Peyrol : Je crois que c'est normal qu'on protège l'institution. Encore une fois, il faut respecter les points de vue. Il y a eu une concertation dans un premier temps avec l'ensemble des partis politiques. Il va y avoir la semaine prochaine un débat à l'Assemblée nationale. Il faut respecter les processus démocratiques, nos règles en société et les violences contre n'importe quel être humain et contre n'importe quel autre élu est juste inadmissible. Et les menaces de mort encore encore plus. Et je crois qu'il est très bien que le président de l'Assemblée nationale décide de déposer plainte et que ces personnes là puissent être jugées. 

Valérie Thomas : Je pense que Richard Ferrand a eu raison de déposer plainte. On peut être opposé aux annonces faites par le président, mais de là à menacer des élus, ça me paraît quand même assez hallucinant. D'autant plus que les annonces qui ont été faites par le président de la République sont plutôt pour le bien être de tous les citoyens et citoyennes de ce pays. C'est vraiment pour protéger l'ensemble des Françaises et des Français de la quatrième vague de Covid. 

Bénédicte Peyrol, députée LREM de l'Allier
Bénédicte Peyrol, députée LREM de l'Allier © Maxppp - Vincent Isore

Avez-vous été directement destinataires de menaces ?

Bénédicte Peyrol : Non, je n'ai pas reçu de menace à ce jour. C'est vrai que la boîte mail s'active fortement et les commentaires en dessous de publications sur les réseaux sociaux voient des arts de personnes qui sont soit défiante vis à vis du vaccin, soit anti-vaccins se démultiplier. 

Valérie Thomas : J'ai reçu énormément de mail d'anti-vaccins, avec parfois des justifications assez étonnantes, mais pas de réelle menace de mort pour l'instant.  

Valérie Thomas, à l'Assemblée nationale en février 2020
Valérie Thomas, à l'Assemblée nationale en février 2020 © Maxppp - Vincent Isore

Que vous inspire cette hostilité, voire cette violence, à se faire vacciner dans l'intérêt commun ?

Bénédicte Peyrol : C'est une colère. J'ai du mal pour l'instant à l'analyser. Il y a beaucoup d'arguments et de contre arguments qui s'opposent. Et justement, on se retrouve toujours dans cette difficulté actuelle qui est de ne pas pouvoir débattre d'arguments de fond et d'être dans des oppositions très radicales et de ne pas être dans la nuance. Ne pas accepter non plus qu'il y ait peut être une majorité de Français qui décide de se faire vacciner pour faire société et se protéger tous ensemble, et d'autres qui qui le refusent. Et c'est, à mon avis, une manifestation, en tout cas, de cette volonté de se mettre en retrait de notre société et de faire corps ensemble.  

Valérie Thomas : Ce sont des gens qu'on pourrait peut être convaincre si on avait l'occasion de discuter, avec des argumentaires qu'il faut vraiment démonter. Sur les mails que j'ai reçus, on se rend compte qu'il y a une désinformation totale. Ils avancent des arguments qui ne sont étayés par rien. Donc, je crois qu'il est nécessaire, peut être, de la part des acteurs politiques, mais également de la presse, de donner une information la plus la plus visible possible et la plus compréhensible par l'ensemble des Français. Bon, après, je pense que dans les anti-vaccins du moment, peut-être que certains seront seront ramenés à la raison. Parce que effectivement, la vie va être un peu plus compliquée pour les personnes qui ne se seront pas faites vacciner dans quelques semaines.  

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