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Société

Fabienne Buccio, nouvelle préfète de Gironde : "Je serai humaine mais dans le respect de la loi"

mardi 16 avril 2019 à 10:18 Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde

La nouvelle préfète de Gironde et de Nouvelle Aquitaine, qui était ce mardi matin l'invitée de France Bleu Gironde, assure qu'elle traitera les dossiers sur son bureau avec humanité, mais dans le respect des lois, qui permettent, à ses yeux, cette humanité. Interview

Fabienne Buccio dans le studio de France Bleu Gironde
Fabienne Buccio dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Marie Rouarch

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Vous avez été comme tout le monde très touchée par l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre Dame à Paris. Est-ce normal que l'état s'engage fortement pour la reconstruction du monument religieux?

Fabienne Buccio : Non seulement c'est normal, mais il me semble que c'est une évidence. Cette cathédrale s'est construite avec notre histoire, c'est un peu de nous - quelles que soient nos croyances - qui se trouve dans ce monument qui symbolise ce qu'on est et ce qu'on a été, donc c'est normal que la Nation toute entière soit là.

C'est le genre de drame que vous craignez, vous qui arrivez dans un département et une région qui foisonnent de monuments historiques ?

Ce sont des drames qui peuvent arriver, ce n'est jamais impossible, et il faut savoir les gérer, mais il faut surtout savoir les prévenir. Malgré tout, on sait que la sécurité, ce n'est jamais à 100%.

Parmi les dossiers qui vous attendent, celui des Gilets Jaunes. Vous avez tenu à aller samedi dans le centre ville de Bordeaux pour l'acte XXI, soit avant votre prise de fonction, pour quelle raison ?

Je voulais vivre cette manifestation à Bordeaux avant de prendre mes fonctions et je voulais aussi rencontrer les forces de l'ordre, pour voir leur travail et leur organisation. J'ai apprécié leur méthode, grâce à laquelle cela s'est bien passé samedi dernier, et j'ai surtout vu la mobilisation des forces de l'ordre malgré la continuité de cette action. Et vraiment je veux leur rendre hommage.

Que leur avez vous dit ?

Je voulais mesurer leur niveau d'implication, et ils ont tous conscience qu'ils font quelque chose d'indispensable, à la fois pour protéger les habitants, mais aussi parfois les manifestants contre eux mêmes.

L'état d'épuisement des policiers vous inquiète-t-il ?

Oui, évidemment. Je n'ai pas encore rencontré leurs syndicats, mais on fait en sorte d'organiser des rotations de manière à ce qu'ils puissent avoir une vie autre à côté.

Comment restaurer selon vous le lien très distendu entre l'état et les élus locaux ?

Hier, j'ai reçu des élus lors de ma prise de fonction, et mon message a été simple : je leur ai dit que je n'étais pas me semble-t-il quelqu'un de compliqué et que je croyais que la simplicité rimait avec l'efficacité. Je serai donc à leur écoute.

Serez-vous sur la même ligne de fermeté que votre prédécesseur Didier Lallemant concernant les permis de construire sur le Bassin d'Arcachon ? Les migrants ?

Il faut que j'examine les dossiers car je viens d'arriver. Mais je veux rappeler que le rôle de l'état, c'est de prendre des décisions, donc forcément, il y a toujours des mécontents. Je garde aussi de mon passage à Calais avec la gestion de l'évacuation de la jungle, que prendre des décisions et respecter la loi, ce n'est pas incompatible avec le fait de faire preuve d'humanité, et c'est de cette façon là que je compte m'y prendre.

Le fait d'être la première femme préfète de Gironde et de Nouvelle Aquitaine, est-ce une anecdote pour vous ou au contraire un symbole important?

Non, ce n'est pas anecdotique, j'aimerais bien que cela devienne naturel, et normal, mais pour l'instant j'ai le sentiment qu'on regarde plus les femmes et qu'on leur demande un peu plus. J'ai aussi le sentiment que je représente les femmes, et c'est une responsabilité de plus que j'essaie d'assumer.

Retrouver l'intégralité de l'interview ici : 

Fabienne Buccio invitée de France Bleu Matin