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Politique
Dossier : Élections municipales 2020 à Montpellier

Face au refus du maire de Montpellier de prêter les salles municipales, les partis de gauche haussent le ton

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Par , France Bleu Hérault

L'heure de la riposte pour les formations et partis politiques de gauche qui s'insurgent contre l'arrêté pris par le maire de Montpellier le 18 octobre. Il a décidé de ne pas autoriser la mise à disposition des salles municipales quinze jours avant le premier tour des municipales.

Sophie Mazas, avocate, dénonce l'illégalité de l'arrêté municipal pris par Philippe Saurel le 18 octobre dernier.
Sophie Mazas, avocate, dénonce l'illégalité de l'arrêté municipal pris par Philippe Saurel le 18 octobre dernier. © Radio France - Marie Roussel

Montpellier, France

Le maire de Montpellier refuserait-il le débat politique ? C'est en tout cas ce que soupçonnent certains partis et formations politiques de gauche. Europe Écologie-Les Verts, le PCF, le PS, Génération.s, Ensemble 34, Place Publique 34 ou encore les Insoumis s'insurgent en effet contre un arrêté municipal pris le 18 octobre dernier. Philippe Saurel a décidé de ne pas autoriser la mise à disposition de salles municipales avant le début du mois de mars, soit quinze jours avant le début du premier tour des élections municipales. "Depuis quand décide-t-il de la campagne des autres partis ? Qui est-il pour le faire ?", interroge Robert Kissous, porte-parole du Parti communiste.

"Des recours en justice sont possibles"

"Cet arrêté est contraire à la loi et à la liberté d'expression, ajoute de son côté l'avocate Sophie Mazas. Depuis 1992, une loi est passée qui dit que les syndicats, les associations, les partis politiques peuvent avoir accès aux salles et que le maire organise cet accès, sous réserve de l'ordre public et des nécessités de service. Ce qui veut dire qu'on ne peut pas interdire l'accès d'une salle à un parti politique, au motif que c'est un parti politique."

D'après Maître Sophie Mazas, des recours sont possibles pour attaquer en justice cet arrêté municipal. Mais pour l'instant, l'heure est à "l'interpellation politique", et non "judiciaire". "Si on en vient à demander au juge de réglementer le débat politique, c'est qu'on est au degré zéro de la démocratie. L'ensemble des partis mobilisés espère voir le maire respecter de lui-même la liberté d'expression à Montpellier." 

Les recours devront être introduits avant le 18 décembre.

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