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Faites-vous une overdose de politique?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mardi 4 mars 2014 à 11:20

Élections municipales 2014
Élections municipales 2014 © Fotolia.com - Thomas Pajot

Les ténors de la politique se mobilisent dans tous les partis pour aller soutenir les candidats aux municipales dans leur ville. Mais les citoyens eux, ne semblent pas aussi mobilisés par cette campagne. Certains redoutent même une hausse de l'abstention lors des élections.

Retrouvez l'interview en intégralité de Jean-Pierre Raffarin

Retrouvez l'interview en intégralité de Bernard Schwengler, politologue

Jean-François Coppé, Alain Fillon et Jean-Pierre Raffarin participent à un meeting de Fabienne Keller ce mercredi à Strasbourg. Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif était à Mulhouse pour soutenir le candidat socialiste Pierre Freyburger la semaine dernière.

Les ténors en campagne

A droite comme à gauche, les ténors des partis sillonnent les routes de France pour aller soutenir leurs candidats. Ils sont aussi omniprésents dans les médias. A moins de trois semaines des municipales, la compagne pour les municipales est partout.

Et pourtant, les électeurs ne se passionnent pas toujours pour ces élections. "La campagne ne prend pas vraiment" , explique Bernard Schwengler, politologue, membre de l'observatoire de la vie politique en Alsace, l'OVIPAL. "On ne sent pas de forte mobilisation, ni de grand intérêt pour ces élections. La popularité des dirigeants est faible, et c'est difficile pour l'opposition de représenter une alternative."

"Les électeurs socialistes sont déçus, ils vont rester chez eux"

Selon un sondage YouGov France, 77% des Français interrogés affirment qu'ils iront voter aux élections municipales. Mais les chiffres des dernières élections sont loin du compte: 45% d'abstention à Strasbourg au premier tour en 2008, 42% à Colmar et près de 50% à Mulhouse.

Pourtant Jean-Pierre Raffarin veut croire que les électeurs de droite et du centre vont se mobiliser pour faire basculer Strasbourg. "Les socialistes sont déçus par le gouvernement, leurs électeurs vont rester chez eux, ce contexte est favorable à la droite à Strasbourg" , explique le sénateur de la Vienne, ancien premier ministre.

 

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