Politique

Faut-il nommer des administrateurs Front national dans les lycées de Bourgogne Franche-Comté ?

Par Christophe Beck, France Bleu Besançon vendredi 15 janvier 2016 à 7:22

Assemblée régionale Bourgogne Franche Comté
Assemblée régionale Bourgogne Franche Comté © Radio France - Christophe Beck

La majorité socialiste aux commandes du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté consulte à tout va, avant d'arrêter sa position sur la désignation éventuelle d'administrateurs Front national dans les lycées de la région. La décision est éminemment embarrassante.

Avec près d'un tiers des suffrages et un quart des élus, la logique voudrait que les conseillers Front national soient associés à la gestion des 170 lycées de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté. Mais rien n'oblige l’exécutif à tenir compte du poids politique de chaque formation dans l'assemblée. Quelle position adopter alors ? A l'image des élus, les enseignants, les parents d'élèves et responsables d'établissements sont partagés. La présidente Marie-Guite Dufay les a consulté ce mercredi à Dijon. Il y a ceux qui estiment "qu'un élu FN n'a rien à faire dans un conseil d'administration d'un  lycée"... Ceux qui, au contraire, pensent "qu'ils ont toute leur place, même si c'est regrettable"... Et enfin ceux qui affirment que "c'est dans les conseils d'administration qu'il faudra combattre les positions des futurs administrateurs FN".

La réunion de la majorité ce vendredi à Dijon sera décisive, en sachant que si la décision est d'écarter les élus FN des conseils d'administration des lycées, cette décision s'expose à un recours devant le tribunal administratif qui a toutes les chances d'être favorable au FN. Et si la majorité décidait de nommer des administrateurs Front national, il lui faudra alors convaincre des élus socialistes ou républicains d'accepter le binôme avec le FN, puisque la région dépêche deux administrateurs par lycée. 

Marie-Guite Dufay, lors de la séance d'élection.  - Radio France
Marie-Guite Dufay, lors de la séance d'élection. © Radio France - Christophe Beck