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Politique DOSSIER : Les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans

Fêtes de Jeanne d'Arc 2018: "La ferveur a étonné le Premier ministre" rapporte Olivier Carré, le maire d'Orléans

mercredi 9 mai 2018 à 11:04 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Les fêtes de Jeanne d'Arc sont maintenant terminées. Olivier Carré revient sur ces fêtes riches en faits marquants : le choix de Mathilde, l'invitation au Premier ministre, son discours, ses appuis politiques ou encore les élections municipales de 2020.

Olivier Carré et Edouard Philippe ont serré des dizaines et des dizaines de mains !
Olivier Carré et Edouard Philippe ont serré des dizaines et des dizaines de mains ! © Radio France - Anne Oger

Orléans, France

Olivier Carré était l'invité de France Bleu Orléans au lendemain de la clôture des Fêtes de Jeanne d'Arc. Des milliers de personnes sont venues assister le mardi 8 mai 2018 au défilé, présidé par le Premier ministre Edouard Philippe. Des fêtes qui feront date aussi grâce à la personnalité de Mathilde Edey Gamassou, qui incarnait Jeanne d'Arc.

Olivier Carré, quelle image retiendrez-vous de ces fêtes 2018 ? 

Je retiendrai cette poignée de main entre le Premier ministre et Mathilde, et puis des milliers d'images de tous ces orléanais, de tous ces visiteurs, beaucoup de touristes. Toujours beaucoup d'unité, tout le monde était à l'unisson pour saluer la mémoire de Jeanne.

Savez-vous ce qu'a dit Edouard Philippe à Mathilde, lors de ce bref échange ?

Je pense qu'il l'a félicitée pour son courage, sur le fait que lui aussi était quelqu'un de tenace et qu'elle était courageuse de tenir le rang qu'elle avait tenu, surtout qu'elle l'a fait de très belle manière. 

Et que vous a dit le Premier ministre à son départ après un bain de foule de 2h30?

Tout simplement, "merci." Mais je crois qu'il y avait beaucoup d'émotion car pendant le cortège, il m'en a parlé souvent. Il avait été prévenu par le président de la République et même temps, tant qu'on ne l'a pas vécu, on n'imagine pas ce que cela représente. Et je pense que les orléanais ne se rendent pas compte que c'est un événement unique en France. Il était le matin même aux Champs Elysées où il n'a vu quasiment personne alors qu'à Orléans, il y a une ferveur populaire sur des thèmes qui sont sérieux : l'armée, l'église, les autorités civiles. Tout cela donne une certaine solennité, c'est sérieux et en même temps, cela déclenche une ferveur populaire. C'est très singulier. Et ça marche, ce n'est rébarbatif, toutes les générations sont représentées dans le défilé. Tout le monde se réunit et on a raison à Orléans de tenir ces points de repères. 

Dans votre discours, on vous a senti très ému au moment d'évoquer Mathilde ? 

Parfois, j'ai un peu de mal à contenir mon émotion. Son histoire m'a touché. Et encore une fois, elle l'a brillamment défendue. Donc le comité Jeanne d'Arc ne s'était pas trompé en la choisissant. 

Au moment du choix, vous doutiez-vous de la tournure que cela allait prendre ? 

Je pensais bien qu'il y aurait quelques remarques. Tout le monde n'a pas le même niveau d'informations sur le choix de Jeanne. Mais les attaques personnelles, les propos haineux sont scandaleux, c'est bien évident. Non, je ne m'attendais pas à un tel niveau d'abêtissement sur les réseaux sociaux. 

Olivier Carré, le maire d'Orléans, était l'invité de France Bleu Orléans - Radio France
Olivier Carré, le maire d'Orléans, était l'invité de France Bleu Orléans © Radio France - Eric Normand

Votre discours avait aussi une portée politique. Vous avez dit : "Jeanne incarne pour toujours l'audace, le courage, la passion. Monsieur le Premier ministre depuis presque un an, vous êtes en charge du gouvernement - persévérez dans la voie que vous vous avez choisie." Cela s'appelle un soutien politique total ?

Il est effectif ce soutien politique parce que le gouvernement sous la conduite d'Edouard Philippe et du président de la République ont saisi cette carte de l'audace. On en avait parlé quand Emmanuel Macron était venu à Orléans, il y a deux ans. On avait chacun fait un discours sur ce thème sans même s'être consulté et aujourd'hui lorsqu'il y a des situations qui font blocage, et qui font que la France, même si elle vit mieux que ce que l'on croit, est en difficultés, et s'endettent tous les jours. A un moment donné, il faut crever les abcès et remettre de l'ordre avec le respect des personnes, c'est évident. Mais avec la volonté ferme de changer le cours des choses. 

On dit que Jeanne pendant ses fêtes ne fait pas de politique ?  

Jeanne, quand elle veut réinstaller le roi de France, si ce n'est pas un geste politique, faut m'expliquer ... Elle fait évidemment de la politique. 

Vous avez envoyé un message fort au camp d'Emmanuel Macron ? 

Oui, mais mon soutien ne date pas d'hier.

Cela arrive avant les prochaines élections municipales ? 

Oui, oui mais mon soutien, c'était aussi avant les élections présidentielles. 

Pensez-vous pouvoir obtenir le soutien de la République en marche ? 

A Orléans, les représentants de la République en marche, à l'exception des parlementaires, les autres sont déjà au conseil municipal. C'est déjà le cas. Et comme dans un certains nombres de villes dont Le Havre, la ville d'Edouard Philippe, ce sont déjà des majorités qui ont été construites en 2014, à partir d'un rassemblement très large qui fait le boulot pour les orléanais. Orléans n'a jamais appartenu à camp ou un clan. Je construis sur ces bases là. C'est bien cet état d'esprit qui va présider dans mes choix pour 2020. 

Pour les prochaines fêtes de Jeanne d'Arc, encore un invité politique ? C'est en tous les cas, une tournure que vous prenez dans vos choix... 

Je ne sais pas pour l'année prochaine. Mais la tournure politique, c'est parce que j'avais envie qu'à Orléans, ce soit bien les fêtes de Jeanne d'Arc et pas aux pyramides avec le Front National. Aujourd'hui, on a beaucoup progressé sur cette voix. Merci à ceux qui ont accepté les invitations.