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Politique

Fin de la visite d'Edouard Philippe : reprise de contact ?

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Par , , , France Bleu RCFM

Quelques annonces, des sourires, et une dernière journée de périple ministériel marquée par un acte symbolique, la cession de la citadelle d'Ajaccio de l'Etat à la ville. En apparence, un rendez-vous cordial, y compris du point de vue de la majorité territoriale nationaliste. Cela suffira-t-il ?

Les deux exécutifs réunis à la plateforme de recherches MYRTE, à Aiacciu.
Les deux exécutifs réunis à la plateforme de recherches MYRTE, à Aiacciu. © Radio France - Thibault Quilichini

Ajaccio, France

Philippe, Gourault, Penicaud, De Rugy. Le Premier des ministres et les autres quittent la Corse après deux jours de visites, discussions, rencontres et aussi après quelques annonces. On a même eu l'impression que la relation Paris-Ajaccio s'apaisait, même si le premier entretien de Bastia a bien laissé un goût d'inachevé à Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Dans sa dernière intervention, au site de recherches de l'Université de Corse sur les énergies renouvelables, le Premier Ministre Edouard Philippe évoquait ces échanges avec mesure et une certaine dose d'espoir pour la suite.

"Il y a des sujet sur lesquels nous sommes en désaccord, et nous l’assumons. Nous pouvons même en parler…après-tout ce n’est pas grave, c’est même très sain, si on le fait calmement et sincèrement. Mais il y a aussi des sujets sur lesquels on peut avancer. J'ai écouté leurs propositions, j’ai donné les miennes, nous n’avons évité aucun sujet, nous les avons abordés très directement. Il est très utile de pouvoir le faire dans une atmosphère apaisée, avec beaucoup de sincérité et de précision. Nous aurons peut-être a l’avenir des sujets de désaccord, peut-être durables, voir très durables. Mais ça ne nous empêche pas de travailler sur des sujets sur lesquels nous avons des différences de vues mais sur lesquels nous pouvons avancer...et encore moins sur les sujets sur lesquels nous sommes d’accord, et il y en a …"

Le "non, mais...", de Gilles Simeoni

Du côté de Gilles Simeoni, le sourire est moins évident, notamment car les questions de statut de résident, de rapprochement de trois des membres du commando Erignac (dont Yvan Colonna) et surtout d'autonomie en restent au statu quo. 

Au plan du fond, pour l’instant, le gouvernement et donc le chef de l’Etat n’ont pas fait évoluer leur position et donc nous sommes dans une situation très insatisfaisante, qui continue a être un déni de démocratie et cela crée une situation qui peut devenir extrêmement tendue. Mais en même temps,  nous sommes dans un esprit responsable. Les corses nous ont élus pour que nous fassions les meilleurs choix au servi de l’intérêt général, nous ne sommes pas dans une logique de tension.

Mais le président de l'Exécutif ne saurait cacher sa satisfaction au moins partielle, par exemple sur le dossier de la centrale du Vazziu, où le ministre François de Rugy réengage l’Etat dans la livraison d’une centrale au gaz naturel en 2023.

C’est un pas positif dans un domaine stratégique. Ensuite, sur la citadelle d’Aiacciu remise à la ville, bien sûr, nous sommes heureux ; sur l’urbanisme, avec les maires et le Premier Ministre, c’était un débat extrêmement constructif, a l’occasion duquel j’ai réaffirmé les fondamentaux, en disant qu’il n’y avait pas lieu d’opposer associations environnementales, maires et CDC, et qu’il fallait des points d’équilibre. Nous avons signé le plan sur l’innovation et les compétences, 70M€ sur 4 ans au bénéfice des jeunes en rupture de formation, avec 50M€ de la part de la CDC, 23M€ pour l’Etat. Aujourd’hui, nous sommes à la fois dans une logique des petits pas, gagner et avancer partout où c’est possible, et permettre au peuple corse d’être reconnu et rétabli dans ses droits.