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Politique

Fin du 80 km/h sur certaines routes de Charente d'ici la fin de l'année

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Par , France Bleu La Rochelle

La loi d'orientation des mobilités (LOM) promulguée le 24 décembre permet aux départements de revenir sur la limitation de vitesse à 80km/h les routes du réseau secondaire. Il n'y aura de retour généralisé aux 90km/h en Charente et Charente-Maritime.

80 ou 90 km/h, les départements ont le choix depuis le 1er janvier 2019. Photos de panneaux de limitation de vitesse (illustration).
80 ou 90 km/h, les départements ont le choix depuis le 1er janvier 2019. Photos de panneaux de limitation de vitesse (illustration). © Radio France - Jean-François Fernandez

Charente, France

80 ou 90 km/h, il revient désormais aux départements de choisir la vitesse maximale autorisée sur les routes qui relèvent de leur compétence. Depuis le 1er juillet 2018, la vitesse est limitée à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens sans séparateur centrale. La loi d'orientation des mobilités (LOM) promulguée le 24 décembre assouplit cette mesure très contestée. Elle a été l'une des causes du mécontentement des gilets jaunes. 

Pas de retour généralisé au 90 km/h dans de deux départements 

Les présidents des conseils départementaux de nos deux Charentes sont favorables au retour aux 90 km/h, mais seulement certains axes. "Ce sera du cas par cas" prévient-on au conseil départemental de la Charente-Maritime. Le président Dominique Bussereau se prononcera plus précisément sur le dossier en Charente-Maritime après avoir consulté les différents acteurs de la sécurités routière. La plupart des routes devraient toujours êtres limitées à 80 km/h, celles où l'accidentologie est faible pourraient repasser à 90km/h et la vitesse pourrait être réduire à 70km/h sur les tronçons les plus dangereux.

Vers un retour partiel aux 90km/h 

François Bonneau, le président du conseil départemental de la Charente est sur la même position. La vitesse maximale autorisée sera relevée à 90km/h seulement sur les routes les plus sécurisées : "si je vous donne un pourcentage, vous me direz que ce n'est pas beaucoup : entre 5 et 7% du linéaire du département mais ces routes sont empruntées par 20 à 25% des véhicules". 

Parmi elles, la départementale 1000 qui contourne Angoulême ou la départementale 939, traverse la Charente et relie Périgueux (Dordogne) à Aytré (Charente-Maritime)."Ces portions de routes départementales ont été sécurisées, on peut y rouler à 90 km/h sans problème", précise François Bonneau. 

Le dispositif la "route qui pardonne" 

Elles bénéficient du dispositif "la route qui pardonne". "Si quelqu'un fait une sortie de route pour une raison ou une autre, on lui donne toutes les chances de pouvoir s'en sortir", explique François Bonneau. Le département investit entre 3 et 400.000 euros par an depuis 2018. "Nous avons supprimé beaucoup d'obstacles latéraux qui une fois sur trois on des conséquences mortelles ou sont à l'origine de graves blessures. Beaucoup _d'arbres ont été coupés_, nous en replanterons ailleurs, nous avons installé des panneaux fusibles c'est-à-dire qu'ils se couchent quand la voiture le percute et donc le choc est beaucoup moins violent. Nous avons installé des glissières de sécurité". 

Nous estimons qu'il faudra débourser entre entre 150 et 200.000 euros sur les tronçons que nous souhaitons remettre à 90 km/h 

Autre coût, celui de la signalisation : "quand vous croisez des routes à 90 et à 80 km/h il faut prévenir les automobilistes donc nous estimons qu'il faudra débourser entre entre _150 et 200.000 euros sur les tronçons que nous souhaitons remettre à 90 km/h_. Et nous ressortirons aussi nos anciens panneaux", indique François Bonneau. 

Le jour où on constatera qu'augmenter la vitesse sur les routes, augmente la nombre de morts sur la route, chacun devra se regarder devant sa glace 

Les présidents de conseils départementaux qui souhaitent relever la vitesse maximale autorisée à 90km/h, devront d'abord fournir une étude d'accidentologie pour les axes concernés. Une commission départementale de la sécurité routière, qui réunit préfet, policiers, gendarmes ou encore pompiers, doit rendre un avis même s'il n'est que consultatif.

Puis, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner s'est adressé aux élus lors d'un déplacement en Seine-et-Marne. Selon lui, ils engagent leur responsabilité : "Le jour où on constatera qu'augmenter la vitesse sur les routes, augmente la nombre de morts sur la route, chacun devra se regarder devant sa glace". 

J'estime que c'est une intimidation indécente de la part de Monsieur Castaner

François Bonneau digère mal cette déclaration : "J'estime que c'est une intimidation indécente de la part de Monsieur Castaner. Chaque fois qu'il y a eu un accident nous en avons cherché les causes, nous n'avons pas attendu d'être montré du doigt. Nous sommes élus responsables. Et fort heureusement, selon une étude parue récemment le nombre d'accidents graves et de tués a baissé sur nos routes depuis 2014, bien avant ces histoires de 90km/h. Cela prouve que nous agissons dans le bon sens. Donc ce n'est pas responsable de vouloir nous stigmatiser ou en tout cas regrettable". 13 personnes sont décédées dans des accidents de la route en Charente en 2019, contre 19 l'année précédente

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