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Politique

Fin du grand débat en Sarthe : "le chef de l’Etat ne doit pas retenir que les idées des associations ou des politiques"

vendredi 15 mars 2019 à 10:03 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

Pendant deux mois, une centaine de réunions a été organisée. Plus de la moitié à l'initiative des élus. L'implication des Sarthois aurait pu être plus grande, regrette le président de l'association des maires ruraux qui estime que le gouvernement a l'obligation de répondre aux attentes exprimées.

Le grand débat se termine ce vendredi 15 mars.
Le grand débat se termine ce vendredi 15 mars. © Radio France - Valérie Menut

La consultation nationale, née de la colère des gilets jaunes se termine ce vendredi. Durant deux mois, entre la mi-janvier et la mi-mars, une centaine de réunions s'est tenue en Sarthe, à l'initiative, dans plus de la moitié, des cas d'élus (maires, parlementaires ou conseillers départementaux) mais aussi de citoyens ("gilets jaunes" ou non) ainsi que de divers organismes ou associations. 

TROIS QUESTIONS à Dominique Dhumeaux, maire de Fercé, président de l’association des maires ruraux de la Sarthe. 

Les Sarthois se sont-ils impliqués dans ce grand débat ?

"Pas beaucoup. Je constate que ça n’a pas pris. On peut regretter que tous les élus ruraux ne se soient pas emparés du sujet. Je pense que c'était vraiment le moment de donner la parole aux habitants de nos villages. On a raté le coche. Il aurait fallu qu’un débat soit organisé dans chaque commune. Ce n’était pas compliqué à mettre en place et cela aurait permis l’expression de tous les habitants." 

Pourquoi une faible participation en Sarthe ? 

"Je pense que plusieurs élus ont eu peur de se lancer dans cette aventure qui méritait pourtant d’être menée. Nous n’avons pas non plus pris le temps de donner les outils à chaque maire pour qu’il organise un débat. C'est un exercice particulier. Tout le monde n’avait pas forcément, sur place, la compétence pour animer ces réunions. De nombreux élus ont aussi refusé l'obstacle par peur que le débat ne glisse vers des sujets communaux. Ceux qui l’ont fait, pourtant, constatent que les discussions ont porté sur des sujets nationaux de manière apaisée, la plupart du temps. Les habitants venaient s’exprimer avec leur cœur, avec leurs tripes. Un autre facteur qui a pu peser : le manque de relance de la part des référents départementaux du grand débat national."

Qu’attendez-vous maintenant du président de la République ?

"Désormais, la balle est dans son camp. Il va falloir qu'il se souvienne de l'origine du mouvement des gilets jaunes : ce sentiment d’être déclassé ou abandonné. Ma crainte est que le chef de l’Etat oublie cette origine et ne s’empare que des sujets portés, dans le débat, par le lobby associatif ou par les politiques. S’il n’y a pas de réponse, cela repoussera le problème de quelques mois ou de quelques années. Et il est fort probable que la contestation réapparaisse. Je n'imagine pas qu'on ne puisse pas répondre. Je ne vois pas par quelle pirouette le gouvernement pourra se passer de répondre clairement à cette détresse qui s'exprime depuis quatre mois." 

LIRE | Les contributions au grand débat et les compte-rendus des réunions

"Ceci dit, je constate dès maintenant des premiers résultats. Moi qui suis souvent auditionné par les différents services de l’Etat, je note que les modèles de réflexion ont déjà changé, par exemple dans les ministères ou les Agences Régionales de Santé (ARS). Il y a une prise de conscience que les territoires connaissent un développement à deux vitesses."