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Dossier : Poitou-Charentes : dette et impayés

Finances de l'ex-Poitou-Charentes : Virginie Calmels dénonce "un spectacle terrifiant"

"Pathétique", c'est l'adjectif choisi par la chef de file de l'opposition de droite à la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Invitée de France Bleu Gironde ce mardi, Virginie Calmels affirme qu'elle a du mal à croire qu'Alain Rousset "découvre les problèmes".

Virginie Calmels, chef de file de la droite au Conseil Régional.
Virginie Calmels, chef de file de la droite au Conseil Régional. © Radio France - Yves Maugue

France Bleu Gironde : Jean-François Macaire peut-il encore rester vice-président de notre nouvelle région ?

Virginie Calmels : C'est au président Alain Rousset de prendre ses responsabilités en la matière. Mais je constate qu'une fois de plus, on donne aux citoyens un spectacle terrifiant. Des élections ont eu lieu avec plus de six mois de campagne et, tout à coup, on a l'air de découvrir des problèmes que personne ne pouvait ignorer. La Cour des comptes fait des rapports en général extrêmement documentés. Elle en avait fait un en 2013 expliquant qu'il y a avait des emprunts dits toxiques. On ne savait pas effectivement pour les 132 millions d'impayés mais, tout au long de la campagne, j'ai insisté sur le soutien à apporter aux PME et sur le fait qu'il fallait impérativement réduire les délais de paiement. C'est un sujet majeur pour les collectivités et notamment pour la région qui se veut le chantre du développement économique. Tout cela est un peu pathétique.

Le soir des élections, les élus nous promettaient de faire de la politique autrement ?

Ce qui me choque, ce sont ces amitiés pendant la chasse aux voix et, dès que les élections sont passées, on assiste à des retournements. On l'a vu sur la question de la LGV avec les Verts. Et maintenant dans la même famille politique après avoir fait main dans la main toute la campagne. Et j'ai vraiment beaucoup de mal à croire qu'Alain Rousset découvre les problèmes. Peut-être qu'il n'en avait pas une ,perception très précise. Mais, en tant que président de l'Association des Régions de France, il avait la remontée des comptes de chacune des régions. Et la gestion financière en Poitou-Charentes a quand même été dénoncée par l'opposition à maintes reprises.

C'est un sujet grave pour l'économie de ce pays.

Alain Rousset a dit hier lundi que la situation n'était "pas catastrophique". C'est aussi votre avis ?

Je pense qu'il ne faut pas monter en épingle des choses pour faire de la politique politicienne. Ce n'est pas catastrophique sauf qu'Alain Rousset, qui se veut l'ami des entreprises, il oublie que ces 132 millions ne devraient pas être sur le compte de la région mais dans la poche des entreprises. J'aimerais savoir combien d'entreprises ont souffert de cette situation et combien d'emplois sont détruits à cause de ça. On peut minimiser la portée mais c'est un sujet grave pour l'économie de ce pays. Et je ne cesserai de dénoncer cette gestion socialiste qui laisse filer la dépense publique. Hier, Jean-François Macaire nous a quand même expliqué qu'il faudrait instaurer une taxe et qu'il en avait fait la demande à Alain Rousset pendant la campagne parce qu'il savait qu'il y avait des problèmes financiers en Poitou-Charentes.

L'audit annoncé par Alain Rousset dans les trois anciennes régions est une bonne idée ?

Il est sûr qu'il faut le mener. Nous avons demandé une commission d'enquête indépendante placée sous la responsabilité de la commission des finances dont nous avons demandé la présidence, ce qu'Alain Rousset a d'ailleurs accepté comme cela se pratique dans de nombreuses institutions comme l'Assemblée Nationale. Il faut aller au bout des investigations et j'espère que ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt. Alain Rousset a dit qu'il y avait plus de 130 millions d'emprunts toxiques mais le rapport de la Cour des comptes évoquait en 2013 le chiffre de 250 millions dont 38 millions étaient très toxiques. Je pense que les citoyens peuvent être inquiets face à l'absence de compétence et de vigilance de certains élus. Avoir nommé M. Macaire vice-président en charge des finances, cela interroge. Ça va encore creuser le fossé avec les politiques.

►►► A lire aussi : Jean-François Macaire rend sa délégation aux finances

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