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Politique

Marine Le Pen annonce des plaintes pour "discrimination" contre la Société Générale et HSBC

mercredi 22 novembre 2017 à 12:04 - Mis à jour le mercredi 22 novembre 2017 à 16:12 Par Marina Cabiten, France Bleu

Marine Le Pen a annoncé mercredi le dépôt de plaintes pour "discrimination" contre la Société Générale, qui a demandé au Front national de clôturer ses comptes, et contre HSBC, dont la présidente du parti d'extrême droite se dit "chassée".

Marine Le Pen parle de "fatwa bancaire" à l'encontre du Front national
Marine Le Pen parle de "fatwa bancaire" à l'encontre du Front national © AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

"Nous déposerons évidemment plainte tant au nom du Front national contre la Société Générale et sa filiale qu'à titre personnel je le ferai contre la HSBC. Et nous appelons nos cadres, nos élus, nos adhérents, nos électeurs, à en tirer toutes les conséquences et à soutenir plus que jamais le Front national et la démocratie", a déclaré Marine Le Pen lors d'une conférence de presse mercredi, évoquant une "fatwa bancaire" à l'encontre du FN.

La mystérieuse annonce de la Société Générale

L'affaire a commencé mardi, avec cette information d'abord révélée par la presse puis confirmée par la Société Générale : la banque a demandé au Front national de clôturer les comptes ouverts dans son établissement. "La Société générale était la banque du Front national depuis plusieurs dizaines d'années et au mois de juillet, elle nous a indiqué qu'elle éjectait tous nos comptes et le compte du mandataire financier du Front national", a indiqué Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN, qui assure que "la situation du Front national est tout à fait saine" et le parti "s'est toujours parfaitement conduit sur le plan des règles bancaires."

La Société Générale n'a donné aucune raison. J'ai fait tous les recours internes, ils n'ont absolument pas abouti" - le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just

La banque a dans un premier temps, mardi, fait savoir qu'elle était "tenue au secret bancaire et ne peut donc s'exprimer sur un dossier privé". Mais mercredi suite aux annonces de Marine Le Pen, un second communiqué a été diffusé par la direction, pour préciser qu'il s'agit d'une décision de nature "exclusivement bancaire" et "donc sans aucune considération politique".

Le compte personnel de Marine Le Pen visé par HSBC

Mercredi, la présidente du FN a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle a déclaré être également "chassée" de sa banque personnelle, HSBC. Marine Le Pen a précisé que la banque, "sans aucune justification", lui avait annoncé par ailleurs mercredi matin la fermeture de son compte personnel "datant de 25 ans". Les motifs invoqués selon elle : "Pas assez d'informations sur moi", "manque d'information sur l'origine des fonds qui arrivaient sur mon compte personnel". HSBC ne s'est à cette heure pas exprimé publiquement sur cette affaire, et n'a donc pas confirmé ces informations.

"Nous sommes en présence d'une tentative d'étouffement d'un mouvement d'opposition et il est du devoir de tous les démocrates de ne pas l'accepter", a déclaré Marine Le Pen.

"Il est normal que le FN puisse disposer d'un compte bancaire"

"Il est normal que le FN puisse disposer d'un compte bancaire", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. "Les financements publics légalement acquis pour le Front national seront maintenus" et "il n'est pas question qu'il puisse y avoir un traitement différent pour un parti qu'il soit", a-t-il précisé lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Donc "il est normal que le FN puisse avoir une solution bancaire, comme tous les Français", a-t-il poursuivi. "Mais je ne connais pas les raisons qui ont poussé la banque à dire à son client 'merci et au revoir'", a-t-il ajouté.

En 2014, le FN avait emprunté 9 millions d'euros auprès de la banque russe First Czech Russian Bank (FCRB), expliquant que les banques françaises avaient refusé de lui prêter de l'argent. En juin, Marine Le Pen avait annoncé le lancement d'un "emprunt patriotique" à 3% pour "demander" aux électeurs de "financer" la campagne législative du parti. Pendant la présidentielle, elle avait affirmé avoir essuyé le refus de banques françaises et étrangères.