Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Foire de Caen, crise sanitaire, sénatoriales... ce qu'il faut retenir de l'interview de Joël Bruneau

-
Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Le maire (LR) de Caen était l'invité de France Bleu Normandie ce lundi matin. Il a répondu à nos questions sur la faible fréquentation de la foire internationale de Caen, les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la diffusion du coronavirus et les élections sénatoriales.

Le maire (LR) de Caen, Joël Bruneau, était l'invité de Farnce Bleu Normandie
Le maire (LR) de Caen, Joël Bruneau, était l'invité de Farnce Bleu Normandie © AFP - CHARLY TRIBALLEAU

Au lendemain des élections sénatoriales dans le Calvados et la fermeture de la foire internationale de Caen, Joël Bruneau était l'invité de France Bleu Normandie. Le maire (LR) de Caen a répondu aussi à nos questions concernant la situation sanitaire alors que le département est classé en zone d'alerte quand à la diffusion du coronavirus.

La Foire internationale de Caen s'est terminée hier. Vous connaissez la fréquentation ?

Joël Bruneau : "Je n'ai pas encore les chiffres. Mais c'est évidemment une année difficile. Je rends quand même hommage aux organisateurs. Je salue leur volonté de maintenir cet événement qui est d'abord un rendez-vous économique. Il ne faut jamais oublier que pour un certains nombre d'artisans, en particulier, c'est à la foire qu'ils remplissent une bonne partie de leur carnet de commande. Cette année a été compliquée parce que l'on peut comprendre qu'il y ait naturellement une crainte de venir fréquenter un lieu où il pourrait y avoir une certaine promiscuité, où on pourrait plus facilement qu'ailleurs, peut-être, attraper le coronavirus. Mais ce qu'il faut rappeler c'est que les organisateurs, sous l'impulsion de la préfecture, ont pris énormément de précaution pour éviter cela."

Craignez-vous que les mesures sanitaires à Caen soient encore durcies ?

"Notre impératif collectif, et on a tous un rôle individuellement à jouer là dedans, c'est de renoncer à certains élément de la vie qui en font aussi parfois le piment : les grands rassemblements, des réunions très élargies avec plein de gens dans une même salle. C'est triste par rapport à la convivialité que l'on apprécie tous, mais l'objectif c'est de garder l'essentiel : l'école pour les enfants et l'activité professionnel pour les parents. Mon rôle, aux cotés du préfet, est de prendre des mesures appropriées, équilibrées de façon à limiter cette évolution du virus. Il faut éviter la situation de mars dernier avec des hôpitaux embolisés car les services hospitaliers ne peuvent se consacrer uniquement aux malades du Covid-19. Il y a d'autres maladies à prendre en charge."

Les décisions prises par l'Etat et la municipalité sont-elles respectées ?

"Je veux saluer l'esprit de responsabilité des professionnels qui jouent le jeu, qui comprennent bien à quel point il est important de maîtriser les choses pour éviter des mesures encore plus drastiques. La situation n’appelle pas pour le moment la prise de restrictions beaucoup plus draconiennes. Nous nous voyons aujourd’hui avec le préfet d'une part, avec les responsables d'organisations sportives et les professions du monde de la nuit d'autre part, pour travailler sur ces sujets là, toujours en concertation. On préfère prévenir et faire oeuvre de pédagogie plutôt que de mener des actions démonstratives."

Des sociétés caennaises sont-elles menacées ?

"Après deux mois de confinement et de perte de chiffre d'affaires, avec aujourd'hui une activité qui, dans certains secteurs est extrêmement compliqué pour ne pas dire quasiment absente, bien sûr que malheureusement il y aura des entreprises en difficulté qui devront cesser leur activité. Mais c'est encore top tôt pour le dire. On voit bien qu'il y a un décalage dans le temps. On regarde évidemment de très près tout les dossiers qui arrivent au tribunal de commerce. Ils sont pour l'instant très peux nombreux. Mais je crains que cela va s'accentuer dans les mois à venir."

Des entreprises réalisant une mission de service public comme Kéolis pour le réseau de transport Twisto ou Caen Evènements qui gère le parc des expositions et le centre des congrès vont peut-être venir toquer à votre porte ?

"Évidemment dans le cadre d'une délégation de service public, le prestataire revient généralement voir la collectivité en expliquant, ce qui est le cas, que le contrat tel qu'il avait été imaginé ne peut pas être maintenu dans les mêmes termes. Donc on est là dans une phase de discussions et de toute façon l'objectif c'est que, d'un commun accord, nous maintenions ce service public."

Les parlementaires du Calvados ont été réélus lors des Sénatoriales dont deux de votre camp politique. Quelle est votre réaction ?

"Je pense que la stratégie d'union suivie par Sonia de La Provôté et Pascal Allizard était la bonne. Cela vient aussi ponctuer un certain nombre d'années de travail, d'investissement, de présence sur le terrain et de représentation des territoires et des élus locaux. Ce qui est le rôle des sénateurs. Donc je dirai que c'est bien et je les félicite."

Joël Bruneau était l'invité de France Bleu Normandie Matin

Choix de la station

À venir dansDanssecondess