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Politique

Fonderies du Poitou : Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, en visite à Ingrandes

lundi 11 mars 2019 à 16:50 Par Jules Brelaz, France Bleu Poitou

Olivier Faure et plusieurs parlementaires socialistes se sont rendus ce lundi à Ingrandes-sur-Vienne pour rencontrer les syndicalistes de l'usine en redressement judiciaire. Le Premier secrétaire du Parti socialiste veut ainsi "mettre la pression sur le gouvernement".

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, aux côtés de syndicalistes des Fonderies du Poitou à Ingrandes.
Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, aux côtés de syndicalistes des Fonderies du Poitou à Ingrandes. © Radio France - Jules Brelaz

Ingrandes-sur-Vienne, Ingrandes, France

A moins de deux mois des élections européennes, le Parti socialiste vient au chevet des Fonderies du Poitou. Olivier Faure s'est entretenu ce lundi avec les syndicats des usines d'Ingrandes-sur-Vienne placées en redressement judiciaire. Accompagné de plusieurs parlementaires socialistes, le Premier secrétaire a souhaité "interpeller le gouvernement" sur l'avenir du site où 800 salariés produisent des carters et culasses pour l'industrie automobile et Renault en particulier.

Notre présence ici a pour objet de mettre la pression sur le gouvernement et notamment sur Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, NDRL) qui visiblement a beaucoup de mal à se déplacer jusqu'ici à Châtellerault

"Il y a ici un savoir-faire extraordinaire" 

Avant d'entrer dans la Fonderie, la délégation d'élus socialistes formée par Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente, Boris Vallaud, député des Landes et Rachid Temal, sénateur du Val d'Oise, ont dû s'équiper de lunettes de protection, de bouchons pour les oreilles... et de gilets jaunes ! "C'est le règlement pour la sécurité", sourit Alain Delaveau, délégué CGT à la Fonderie Fonte. Le Premier secrétaire du PS opte pour un gilet orange fluo. "J'aurais pu porter un gilet jaune, je n'ai aucune difficulté avec ça, la question n'est pas ce qu'on porte sur le dos, mais ce qu'on porte dans la tête".

C'est quand même incroyable de laisser filer cette industrie à l'étranger, c'est un plan pour toute la filière diesel qu'il faut et ne pas brader ce site qui a été un des fleurons du pays (Olivier Faure)

"On ne doit pas laisser cette entreprise se démerder, pardon de la vulgarité, mais l'Etat qui est actionnaire de Renault doit garantir des volumes de commandes pour permettre à l'entreprise de se reconvertir et accompagner financièrement la diversification des Fonderies", plaide Olivier Faure.

"J'espère que ce n'est pas une visite de courtoisie"

Ce déplacement du Parti socialiste intervient trois jours après la visite de la secrétaire d'Etat à l'Industrie vendredi. Un bal des politiques alors que les Fonderies du Poitou jouent leur avenir cette semaine. Les offres de reprise sont examinées par les syndicats avant les décisions des tribunaux de commerce le 19 (pour la Fonderie Aluminium) et le 21 mars (Fonderie Fonte).

J'espère que le parti dont le Premier secrétaire s'est déplacé va faire un soutien fort pour les Fonderies. S'ils sont juste là par courtoisie, on va juste boire le café, manger un petit gâteau et non ça ne servirait à rien (Alain Delaveau)

"On n'est pas dupes, cette visite va nourrir leur campagne pour les élections européennes mais d'un autre côté, ça nous permet de médiatiser notre combat", confie Véronique Dacosta, infirmière et élue CGT aux Fonderies du Poitou.

Si on est là c'est parce que les Fonderies du Poitou sont symptomatiques des échecs industriels du gouvernement. (Boris Vallaud)

Député des Landes et porte-parole du PS, Boris Vallaud rappelle que "la filière diesel en France, c'est 800 salariés ici à Ingrandes, 2.000 emplois indirects dans le Châtellerauldais et 15.000 personnes au total en France. Et que fait le gouvernement ? On a le sentiment qu'il ne fait pas grand chose."

Le sort de la filière diesel est justement au menu d'une réunion ce lundi au ministère de l'Economie. Les constructeurs automobiles et les présidents de région sont à Bercy pour élaborer "un plan concerté" afin d'accompagner les entreprises touchées par le déclin du diesel.