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LREM se divise sur la photo d'une candidate voilée aux départementales dans l'Hérault

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Sur une affiche de campagne pour les départementales dans l'Hérault, la photo d'une suppléante voilée provoque la polémique au sein même de LREM. Le délégué général du parti demande de changer cette photo sous peine de retirer l'investiture. Localement, les candidats persistent et signent.

Les deux candidats aux départementales à Montpellier entourés par leur deux suppléants dont Sara Zemmahi
Les deux candidats aux départementales à Montpellier entourés par leur deux suppléants dont Sara Zemmahi -

C'est le n°2 du RN, Jordan Bardella qui a ouvert le feu. Lundi, il a tweeté la photo de l'affiche où l'on voit le binôme qui se présente dans le canton Montpellier 1 aux élections départementales, entouré de leur deux suppléants dont Sara Zemmahi. Tweet accompagné d'une question posée à la ministre LREM Marlène Schiappa : "c'est cela la lutte contre le séparatisme?".

Le RN créé une polémique, LREM la relaye

C'est le délégué général de LREM Stanislas Guerini qui lui a répondu, toujours sur Twitter, en adressant un "ultimatum" aux candidats de l'Hérault. "Les valeurs portées par LREM ne sont pas compatibles avec le port ostentatoire de signes religieux sur un document de campagne électorale. Soit ces candidats changent leur photo, soit LREM leur retirera leur soutien."

Ce mardi matin sur France Inter, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, précisait que "ce qu'a dit Stanislas Guerini c'est que pour la République en marche, effectivement, on ne souhaite pas présenter de candidats qui s'affichent sur des documents officiels de campagne avec un signe ostensible religieux, c'est une question de choix politique" tout en rappelant que "juridiquement, rien n'empêche une personne de se présenter à une élection avec un signe religieux, en l'occurrence un voile".

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Les deux candidats préfèrent perdre l'investiture plutôt que de changer la photo

Pas question de changer cette photo répondent d'une même voix les deux candidats mis au pied du mur. Sans remettre une seule seconde en question leur soutien à Emmanuel Macron, ils ne comprennent pas la brutalité de la réaction au sein même de leur parti.

"Le Rassemblement national, on les connait. On sait que c'est leur terrain mais nous avons un député (de l'Hérault), M. Démoulin, qui dit qu'il se désolidarise et je suis vraiment déçu par rapport à sa réaction. D'être lâché par des vrais Marcheurs pour qui on a tracté, pour qui on a fait campagne, ça, ça me fait mal au cœur" confie Mahfoud Benali, l'un des deux candidats du binôme.

La seconde candidate de ce binôme, Hélène Qvistgaard, enfonce le clou. "Pour nous, toutes les personnes qui sont sur cette affiche représentent la République française. Sara est née en 1995, elle est investie dans la vie associative locale, elle fait du soutien scolaire, elle est ingénieure. Il y a des élus en France qui s'imaginent peut-être que 'Liberté-Egalité-Fraternité', ce ne sont que des mots sur un fronton. Nous on le vit tous les jours dans le quartier".

Rétropédalage ?

Le binôme a reçu le soutien d'une autre députée LREM de l'Hérault, Coralie Dubost. Tout d'abord un soutien sans faille et sans ambiguïté sur Radio J, ce mardi matin : "c'est l'un des rares points où je suis en désaccord avec mon parti politique". Et faisant référence à l'implication de Sara Zemmahi dans la vie locale, elle conclut que "cette femme, qu'elle soit voilée ou non, a toute sa place chez nous". 

Ensuite, un soutien bien moins appuyé au micro France Bleu Hérault, après une réunion de groupe à l'issue de laquelle, "chacun a fait un pas". Stanislas Guérini "a reconnu que la forme de ce tweet n'était probablement pas adéquate" mais dans le même temps, un accord a été trouvé "qui est de dire que, évidemment chacun est libre de ses convictions personnelles, simplement en terme de communication électorale, le parti demande à ses candidats de ne pas manifester de signe ostentatoire sur des supports de campagne".

Dans la soirée de ce mardi, sur RTL, Stanilas Guérini a confirmé que la suppléante "ne sera pas soutenue par La République en marche" Quid des deux candidats du binôme ?

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