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Politique

Frais d'ambassadrice des pôles : la justice a ouvert une enquête visant Ségolène Royal

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Poitou

Le parquet national financier a annoncé ce mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire visant Ségolène Royal et ses activités en tant qu'ambassadrice des pôles. L'enquête a été ouverte en novembre dernier.

Ségolène Royal en octobre 2017.
Ségolène Royal en octobre 2017. © Maxppp - BIRGIR THOR HARDARSON

Le parquet national financier (PNF) a annoncé ce mercredi qu'il avait ouvert une enquête, dès novembre dernier, sur l'usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles. Cette enquête a été ouverte suite aux révélations de Radio France. 

L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, qui occupe cette fonction bénévole depuis 2017, a été mise en cause pour avoir utilisé à des fins personnelles l'enveloppe mise à sa disposition pour ses frais d'ambassadrice, notamment pour la promotion d'un de ses livres. C'était d'ailleurs le cœur de l'enquête que nous avions publiée en novembre dernier.

Un usage des moyens qui pose question

L'enquête vise à vérifier l'utilisation que l'ancienne ministre a fait des moyens mis à sa disposition par le Quai d'Orsay et le ministère de la Transition écologique. Les deux ministères se partagent le financement des trois collaborateurs mis à sa disposition et de l'enveloppe de 100.000 euros de frais de mission et de représentation dont elle dispose.

Or il apparaît que ces collaborateurs ont été aperçus ces derniers mois sur des missions a priori sans rapport avec la diplomatie. Son assistante personnelle a notamment été aperçue en régions sur des séances de dédicace de son livre. Idem pour son conseiller, qui a l'accompagnée au zoo de Beauval ou sur une inauguration d'aire de covoiturage dans l'Ain.

Il apparaît également que ces salariés du Quai d'Orsay ont effectué des missions au profit de la fondation de Ségolène Royal, Désirs d'avenir pour la Planète. Certaines semblaient même connues du ministère. Sur franceinfo, Ségolène Royal avait alors annoncé vouloir porter plainte pour diffamation. Suite à l'ouverture de l'enquête, elle a promis d'apporter des explications dans l'après-midi.

Un devoir de réserve non respecté, selon l'exécutif

L'ouverture de cette enquête fait suite à la mise en cause de Ségolène Royal par l'exécutif. Ségolène Royal avait elle-même annoncé, ce mardi, qu'elle risquait d'être démise de ses fonctions d'ambassadrice des pôles.

Ses propos s'appuyaient sur une lettre datée du 7 janvier, dans laquelle le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Transition écologique affirment qu'il "est envisagé de mettre fin à [ses] fonctions au regard de [ses] récentes prises de paroles publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement", rapportait franceinfo. Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères estime qu'elle n'a pas honoré son devoir de réserve en mettant en cause la politique du gouvernement.

L'ancienne ministre de l'Écologie avait notamment estimé, mi-décembre sur franceinfo, qu'Emmanuel Macron était "bien sûr" responsable de la crise actuelle avant de dénoncer "la brutalité de cette réforme des retraites" dont elle demandait le retrait.

Dans cette lettre, le ministère estime que Ségolène Royal, "en qualité d'ambassadrice", "titulaire d'un emploi à la décision du gouvernement", est "étroitement associée" à la mise en œuvre de cette politique gouvernementale qu'elle met en cause et qu'elle est tenue à un devoir de réserve.

Royal sommée de s'expliquer avant une éventuelle sanction

C'est ce qu'a répété, ce mercredi, le Premier ministre. "Un ambassadeur, c'est fait pour faire de la diplomatie", a réagi Edouard Philippe. "Je pense que la clarté sera utile, a-t-il souligné, "la diplomatie c'est une mission, la politique c'en est une autre".

"Nous avons donc demandé à Mme Royal quelle était sa position sur cette nécessaire obligation de réserve et le respect qu'elle doit à cette obligation. Elle fera sans doute valoir ses observations. _Nous prendrons une décision après avoir lu et réfléchi à ses observations_", a conclu le chef du gouvernement.

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