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François Cuillandre : "nos grands projets ne sont pas remis en cause par la crise"

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Par , France Bleu Breizh Izel

Invité de France Bleu Breizh Izel mercredi, le maire de Brest a notamment évoqué les conséquences de la crise sanitaire sur les finances de la ville. Malgré un manque à gagner de plusieurs millions d'euros, François Cuillandre maintient tous ses engagements, y compris la seconde ligne de tramway.

François Cuillandre est passé mercredi matin dans les studios de France Bleu Breizh Izel à Brest.
François Cuillandre est passé mercredi matin dans les studios de France Bleu Breizh Izel à Brest. © Radio France - Nicolas Olivier

Pour sa première véritable prise de parole depuis sa réélection le 28 juin, François Cuillandre a balayé les grands sujets de la rentrée ce mercredi matin au micro de France Bleu Breizh Izel. Alors que le nombre de cas de Covid-19 est en augmentation, le maire de Brest et président de Brest Métropole appelle à ne pas relâcher la vigilance.

"Il y a encore beaucoup de cas, notamment depuis la rentrée des classes donc il faut être d'une vigilance totale même si nous ne sommes pas en zone rouge, nous ne sommes pas dans la situation de Marseille, Bordeaux, Lille ou même de Rennes."

16 millions d'euros en moins

La crise sanitaire pénalise lourdement les finances des collectivités. A Brest, indique François Cuillandre, "nous avons évalué les manques à gagner à 16 millions pour la métropole, et 5 millions pour la ville, des chiffres malheureusement provisoires. Est-ce que cela remet en cause nos grands projets ? La réponse est non."

Le plan de relance pourrait servir à financer les grands investissements comme "la seconde ligne de tramway, qui n'est pas remise en cause bien entendu. Nous sommes l'une des grandes villes les moins endettées de France, il va sans doute falloir emprunter un peu plus pour financer ces investissements à mes yeux indispensables à la bonne marche de notre collectivité."

Le grand flou du téléphérique

Interrogé sur le silence de la municipalité au sujet des travaux de remise à niveau du téléphérique, à l'arrêt depuis fin mai, le maire de Brest n'a donné aucune information sur la situation en cours. "J'ai eu l'occasion de taper du poing sur la table vis-à-vis du constructeur pour dire maintenant, trop c'est trop. C'est nous élus locaux qui sommes en première ligne alors que le problème est d'abord technique, mais c'est aussi un problème financier car nous prenons à notre charge les loyers dont les commerçants des Capucins sont exonérés. Et puis c'est aussi un problème pour l'image de marque de notre collectivité qui en prend un mauvais coup dont j'ai dit (au constructeur) : la responsabilité c'est vous qui la portez, et vous devez apporter des réponses rapides."

Pas assez de policiers

Autre sujet d'actualité, la montée de l'insécurité en particulier dans le secteur de la place Guérin. François Cuillandre constate que "la nature de l'insécurité a changé, les coups de couteaux ont remplacé les coups de poing. En toile de fond, il y a deux phénomènes : la surconsommation d'alcool et le trafic et la consommation de stupéfiants, cette situation n'est pas propre à Brest." En revanche, l'absence de police municipale est une spécificité brestoise. "Mais la police municipale n'est pas compétente en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants" rétorque le maire, qui a promis une brigade de tranquillité urbaine qui devrait être opérationnelle dans un an.

François Cuillandre préfère insister sur le manque d'effectifs de policiers nationaux dans sa ville. "Je préférerais voir un peu plus l'uniforme de la police nationale, je constate qu'on nous annonce 60 policiers supplémentaires à Rennes et 40 à Nantes alors qu'à Brest les départs en retraite ne sont même pas compensés." Un sujet qu'il a abordé lors de sa rencontre dernièrement avec le nouveau préfet du Finistère.

Brest 2020 : décision avant fin octobre

Enfin, le maire de Brest s'est félicité d'accueillir fin juin le grand départ du Tour de France 2021, un "événement médiatiquement extraordinaire". L'été prochain marquera-t-il aussi le retour des fêtes maritimes, reportées cette année ? La question n'est pas encore tranchée. "La décision sera prise avant la fin du mois d'octobre, on est en train d'analyser tous les éléments y compris la disponibilité éventuelle des bateaux, mais c'est une décision totalement indépendante du Tour de France, même si ce départ peut être un appel à venir à nos fêtes maritimes."

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