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Politique

François Fillon champion de la droite nationale…et insulaire !

lundi 28 novembre 2016 à 9:21 Par Hélène Battini, France Bleu RCFM

François Fillon a remporté ce dimanche 27 novembre le second tour de la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, face à Alain Juppé. Une large victoire sur le contient comme en Corse.

François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite et du centre
François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite et du centre © Maxppp - maxppp

Corse, France

Sur 10 008 des 10 229 bureaux dépouillés, selon les chiffres disponibles à 03H00 du matin sur le site de la haute autorité, François Fillon recueillait 66,5% des suffrages contre 33,5% pour le maire de Bordeaux.

En Corse, le plébiscite pour l'ancien premier ministre est encore plus important. Sur près de 21 000 votants, François Fillon récolte 14 704 voix, soit près de 71% contre à peine plus de 6 000 voix pour son adversaire, Alain Juppé. La victoire est plus large en Haute Corse, avec plus de 75 % des voix contre 67% en Corse-du-Sud. François Fillon est arrivé en tête dans tous les bureaux de l'île, parfois très largement, 68% à Bastia, 74% à Biguglia, 87% à Borgo. Même les communes où le maire appelait à voter Alain Juppé se sont révoltées. Ainsi François Fillon rafle 55% des bulletins à Ville di Petrabugno, 88% à Ghisonaccia et même 58% à Ajaccio. Pari perdu donc pour le député-maire, Laurent Marcangeli mis en difficulté, notamment sur sa rive droite, par ce résultat. Un résultat qui est peut-être aussi le signe qu'est fini le temps où les chefs politique se prévalaient de 1 000 votes fermes, quel que soit le scrutin... le signe qu'est arrivée, ici comme ailleurs, la liberté des électeurs.

Les soutiens de toujours

Une victoire de François Fillon qui a ravi l'un de ses plus fidèles soutiens, Camille de Rocca Serra. Le député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud a d'ailleurs rejoint la capitale ce dimanche en fin d'après-midi pour être aux côtés de son champion et fêter sa victoire à la Maison de la Chimie à Paris. Pour Camille de Rocca Serra, les électeurs ont reconnu en François Fillon un homme d’Etat et notamment en Corse.

« Les français ont reconnu qu’il portait un grand projet, qu’il incarnait la fonction, qu’il était un homme d’état et en même temps un honnête homme, qu’il va faire ce qu’il a dit….je vois les scores, chez moi à Porto-Vecchio il passe de 56% à 86%, ça a été un ras de marrée partout. C’est très clair François Fillon est l’homme de la situation…J’ai appris ça de mon père, lorsqu’on défend des convictions qu’on est loyal, on ne peut pas se tromper. C’est maintenant six mois de travail pour convaincre, expliquer le projet et gagner…Moi je n’ai jamais négocié quoi que ce soit, aucune demande, aucune exigence…je serai là pour défendre la Corse dans un projet présidentielle. »

Camille de Rocca Serra, soutien de la première heure de François Fillon - Maxppp
Camille de Rocca Serra, soutien de la première heure de François Fillon © Maxppp - maxppp

Camille de Rocca Serra

Parmi ses soutiens de la première heure dans l'île, il y a aussi Marie-Thérèse Mariotti, conseillère territoriale du groupe Le Rassemblement à l'Assemblée de Corse et maire de Tagliu Isulaccia. Au lendemain de cette victoire de François Fillon, elle était l'invité de la rédaction de RCFM. Pour elle, il est l'homme qu'il faut aujourd'hui à la France, et à la Corse.

« C’est un homme sérieux, rigoureux, pragmatique, en symbiose avec la réalité du pays. On a plébiscité l’exemplarité, une certaine idée de la fonction qui a été malmenée. C’est maintenant à nous, élus de son propre camp, de préparer un projet pour la Corse, il y aura un vrai interlocuteur en la personne de Camille de Rocca Serra. »

Marie-Thérèse Mariotti, maire de Taglio-Isolaccio

Grande satisfaction également de la présidente de la fédération Les Républicains de Haute-Corse, Stéphanie Grimaldi.

« Il y a eu un très bon report des voix de Nicolas Sarkozy, et puis il y a pas mal d’électeurs qui n’étaient pas venus au premier tour, qui sont venus au second, François Fillon a su rassembler entre deux tour. L’alternance c’est l’objectif. »

Stéphanie Grimaldi, présidente fédération Les Républicains de Haute-Corse.

Dans le village de La Porta, où Stéphanie Grimaldi est maire, François Fillon a recueilli 96% des suffrages.

La primaire "ajaccienne"

A Ajaccio donc, sa victoire est "moins tranchée", avec un peu plus de 57% des suffrages, le député maire Laurent Marcangeli qui soutenait Alain Juppé n'a donc pas réussi, comme au premier tour d'ailleurs à convaincre les ajacciens face à la fédération Les Républicains de la Corse-du-Sud, qui a soutenu Nicolas Sarkozy au premier tour et François Fillon au second. Le président de la fédération, Marcel Francisci.

« Nous abordions ce second tour sereinement, après dimanche dernier nous savions que François Fillon allait gagner. Ce score écrasant de François Fillon a un immense avantage pour le président de fédération que je suis…nous avons à reconstruire une famille politique localement, si le score avait été serré deux clans, deux camps se seraient formés à Ajaccio. »

Marcel Francisci, président dela fédération Les Républicains de Corse-du-Sud

Laurent Marcangeli appelle maintenant à se rassembler derrière le vainqueur, et rappelle qu'une élection nationale n'est pas une élection locale, pour lui, il ne faut pas tout mélanger.

Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio - Maxppp
Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio © Maxppp - maxppp

« Cette élection nous échappe à tous, mon mandat de maire court jusqu’en 2020, là on verra vraiment ce que je pèse et ce que les autres pèsent. Je ne pense pas que les élections nationales aient quelque chose à voir dans tout ça. »

Laurent Marcangeli, député maire d'Ajaccio et soutien d'Alain Juppé