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Politique

Présidentielle - François Fillon : "Personne ne peut aujourd'hui m'empêcher d'être candidat"

dimanche 5 mars 2017 à 15:26 - Mis à jour le dimanche 5 mars 2017 à 20:42 Par Typhaine Morin et Germain Arrigoni, France Bleu Maine et France Bleu

Invité de France 2 dimanche soir, François Fillon a répété qu'il ne retirerait pas sa candidature à la présidentielle. Plus tôt devant ses partisans place du Trocadéro à Paris, il a mis en avant "la responsabilité immense" de "ceux qui fuient le navire" dans son camp et le poussent à abandonner.

François FIllon au JT de France 2 dimanche soir
François FIllon au JT de France 2 dimanche soir © AFP - Jacques DEMARTHON

Paris, France

Il s'accroche. François Fillon a exclu dimanche soir sur France 2 de retirer sa candidature à la présidentielle, affirmant que "personne ne peut aujourd'hui l'empêcher d'être candidat". A la question "Allez-vous retirer oui ou non votre candidature ?", le candidat de la droite a dit : "Ma réponse est non".

Et d'ajouter : "Je pense profondément que le retrait de cette candidature aboutit à une impasse politique pour la famille qui est la mienne, pour la droite et le centre". "Je ne suis pas autiste, je vois bien les difficultés (...) Je ne suis pas jusqu'au boutiste, pas enfermé dans une certitude mais il y a une chose que je constate c'est qu'il n'y a pas d'alternative", a-t-il encore affirmé.

A l'égard d'une éventuelle candidature d'Alain Juppé, "je pense que toute candidature improvisée aujourd'hui à 50 jours de l'élection présidentielle, avec un projet qui ne serait pas un projet de rupture, pas un projet au fond radical comme celui que j'ai proposé, et qui a occassioné ma victoire à la primaire, je pense que toutes ces candidatures conduiront à un échec".

Juppé fera une déclaration à la presse

Dès la fin de l'interview, Alain Juppé a fait savoir sur les réseaux sociaux qu'il allait s'exprimer lundi matin. Le maire de Bordeaux fera cette annonce depuis sa ville à quelques heures d'un comité politique du parti et après s'être entretenu samedi soir avec Nicolas Sarkozy. L'entourage d'Alain Juppé avait fait savoir vendredi qu'il "ne se défilera(it) pas" si François Fillon se retirait.

Dans l'après-midi, François Fillon a dit avoir fait son propre "examen de conscience" et qu'il revenait désormais à ceux de son "camp" de "faire le leur", devant des milliers de partisans réunis place du Trocadéro à Paris. Un avertissement aux élus du parti Les Républicains qui le poussent à abandonner.

"On m'attaque de toute part et je dois vous écouter, écouter cette foule qui me pousse vers l'avant" mais "je dois aussi écouter ceux qui doutent et fuient le navire", a déclaré le candidat de la droite à la présidentielle. Et d'ajouter : "Je sais bien quelle est ma part de responsabilité dans cette épreuve. C'est bien par ma faute que mon projet rencontre de si formidables obstacles".

Avec ce rassemblement, organisé par Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous, le candidat de la droite et du centre souhaitait asseoir sa légitimité. Acculé depuis l'annonce, ce mercredi 1er mars, de sa possible mise en examen le 15 mars, lâché par une grande partie de ses soutiens, François Fillon veut tenir bon et montrer qu'il est le seul candidat à pouvoir mener à bien son programme présidentiel.

"Je continuerai à dire a mes amis politiques que ce choix à la fois leur appartient et ne leur appartient pas. Parce que ce choix est le vôtre, celui de vos suffrages et à travers eux de vos espérances. Il sera, j’en suis sûr, celui de la France toute entière si nous nous ressaisissons tous ensemble dans un ultime effort", a déclaré François Fillon.

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dimanche, au son des casseroles, place de la République à Paris, pour une contre-manifestation contre la "corruption", parallèlement au rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle.

Sortie "respectueuse"

Dans le même temps, les ténors de la droite tentent de trouver une sortie de crise. Alain Juppé, arrivé deuxième à la primaire de la droite et du centre, et Nicolas Sarkozy se sont entretenus samedi soir pour étudier les "sorties de crise". Christian Estrosi a annoncé ce dimanche, avant la réunion du comité politique des République ce lundi, qu'il prendrait "dans les heures qui viennent" une "initiative" avec Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, une sortie "respectueuse" de François Fillon.

Ce dimanche, l'épouse de François Fillon, par qui l'affaire d'emplois fictifs présumés est arrivée, est sortie de son silence. Dans les colonnes du Journal du dimanche, elle estime que "seul" son mari "peut être président".

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