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Politique

La pression s'accentue sur François Fillon qui "n'abdique pas" à quelques heures d'un rassemblement controversé

samedi 4 mars 2017 à 14:05 - Mis à jour le samedi 4 mars 2017 à 21:40 Par Typhaine Morin et Germain Arrigoni, France Bleu Maine et France Bleu

Lâché par une grande partie de son camp, François Fillon a de nouveau exhorté samedi ses partisans à ne pas "abdiquer" alors que s'accélèrent en coulisses les tractations pour le faire renoncer. Un rassemblement est prévu ce dimanche à Paris pour soutenir le candidat LR à la présidentielle.

François Fillon lors de  son meeting à Aubervillers le samedi 4 mars
François Fillon lors de son meeting à Aubervillers le samedi 4 mars © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

A quelques heures d'un rassemblement controversé à Paris, où son équipe, désormais clairsemée, espère 45.000 personnes, François Fillon a signifié son intention de tenir bon malgré une campagne à vau-l'eau, qu'il a qualifiée d'"étrange combat" lors d'une réunion publique à Aubervilliers, en région parisienne.

"N'abdiquez pas, ne renoncez jamais !" a lancé samedi le candidat de la droite et du centre à la présidentielle à ses soutiens les appelant à "heurter les Bastille et les citadelles" pour qu'il puisse défendre son projet.

A LIRE AUSSI INTERVIEW - Vincent Chriqui, nouveau directeur de campagne de François Fillon, "fidèle" même dans la tourmente

Un comité LR convoqué un jour en avance

Durant le discours du candidat à la présidentielle, le parti Les Républicains a annoncé samedi la convocation de son comité politique lundi, 24 heures en avance, "pour évaluer la situation", alors que son candidat François Fillon est de plus en plus poussé vers la sortie, mais veut rester dans la course à la présidentielle. Dans un communiqué, LR a précidé que ce comité avait été convoqué par Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, et Gérard Larcher, président du comité politique, tous deux très proches de l'ancien Premier ministre.

Appartiennent à ce comité politique tous les candidats à la primaire - dont Jean-Frédéric Poisson qui n'est pas membre de LR - ou leurs représentants, mais aussi Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée, Bruno Retailleau, son homologue au Sénat, les deux vice-présidents du parti, Laurent Wauquiez et Isabelle Le Callenec, les deux secrétaires généraux adjoints, Gérald Darmanin et Annie Genevard. Le comité politique comprend également Luc Chatel, président du conseil national, Jean-François Lamour, président de la commission nationale d'investiture, ou Daniel Fasquelle, trésorier du parti.

  - Maxppp
© Maxppp -

Perquisition dans la Sarthe

D'autre part, une perquisition a eu lieu vendredi dans la propriété sarthoise du couple Fillon, le manoir de Beaucé, près de Sablé-sur-Sarthe, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte sur des soupçons d'emplois fictifs visant le candidat de la droite.

La perquisition "s'est terminée hier soir", a précisé cette source qui confirmait une information du Parisien. Les enquêteurs avaient déjà perquisitionné jeudi au domicile du couple dans le VIIe arrondissement de Paris.

Rassemblement controversé dimanche à Paris

Les "poids lourds" sont moins nombreux si ce n'est à soutenir sa candidature, du moins à encourager le rassemblement de ce dimanche au Trocadéro à Paris. Samedi matin, dans un entretien au Point et à Nice Matin, le président du conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, Christian Estrosi, a fait part de son "désaccord total" avec la manifestation de soutien à François Fillon ce dimanche au Trocadéro. Ce rassemblement serait un "risque encore plus profond de notre famille politique", explique-t-il à l'hebdomadaire.

Jeudi, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France souhaitait «que le mot d’ordre soit précisé et clarifié ». De son côté, le frondeur Georges Fenech a estimé qu' «on ne fait pas jouer contre les juges une justice populaire.». Jean-François Copé a lui annoncé qu'il n'irait pas battre le pavé, vendredi sur Twitter.

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a appelé samedi François Fillon à renoncer à son rassemblement de dimanche au Trocadéro, le voyant comme "un acte grave de faillite morale et politique" qui "ne devrait pas avoir droit de cité à Paris".

Cette semaine, comme plusieurs ténors et élus du parti Les Républicains, des salariés du QG de campagne de François Fillon ont remis leur démission. Ce samedi matin, Pierre Danon, le président du conseil national de la société civile de François Fillon et l'un des principaux organisateurs du rassemblement dimanche à Paris, a lancé un appel à l'aide, ce matin sur franceinfo.

Autre chef d'entreprise : l'ancien patron de l'assureur AXA, Henri de Castries, maintient son soutien à François Fillon, mais Laurence Parisot, l'ancienne patronne du MEDEF, a appelé sur Twitter ses "amis chefs d'entreprise" à ne pas se rendre place du Trocadéro ce dimanche.

Messages de soutien

Pendant que les défections dans son camp se multiplient depuis mercredi, le toujours candidat François Fillon a retweeté ce samedi à la mi-journée une série d'images en forme de slogans manifestement préparées par son équipe. Des députés et sénateurs y déclarent : "Je soutiens François Fillon et je serai dimanche, place du Trocadéro à Paris".