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Politique

François Hollande à Rennes : "aujourd'hui, je ne cherche plus les soutiens"

vendredi 20 avril 2018 à 19:06 Par Timour Ozturk et Céline Guétaz, France Bleu Armorique

François Hollande était au siège de Ouest France à Rennes ce vendredi. Avant une séance de dédicaces de son livre "Les leçons du pouvoir", l'ancien président a pu discuter avec des abonnés du quotidien. Un échange privilégié mais sous contrôle.

Retour sur cinq années de présidence face à des abonnés de Ouest France
Retour sur cinq années de présidence face à des abonnés de Ouest France © Radio France - Elie Abergel

Rennes, France

“Vous, vous auriez vraiment dû être journaliste” lance François Hollande à Francis, qui vient de lui demander son avis sur son successeur, Emmanuel Macron. Face aux abonnés de Ouest France, l’ancien président François Hollande présent ce vendredi à Rennes n’a pas perdu sa flegme ni ses bons mots. Francis voulait justement “devenir journaliste” quand il était petit. “Mais j’ai emprunté une autre voie, je suis aujourd’hui professeur d’histoire”. 

A l’occasion d’une petite heure de discussions et d’échanges cinq abonnés à Ouest-France ont pu discuter et poser des questions à François Hollande, dans le cadre de sa venue à Rennes pour la dédicace de son dernier ouvrage “Les leçons du pouvoir”. 

Communication maîtrisée 

Un exercice de proximité auquel François Hollande est accoutumé et friand. Jamais, l’ancien président ne s’est laissé désarçonner. Parmi les cinq “intervieweurs” d’un jour, Francis, n’a pas pu s’empêcher de poser d’entrée une question sur le discours que François Hollande tient sous la pluie, sans la moindre protection. Le professeur d'histoire parle de “honte”, dit sa grande incompréhension à un François Hollande stoïque à qui il suffit de répéter les éléments de langage habituels

“Les médias se concentrent trop sur l’anecdote balaie d’emblée le socialiste. “Lors du discours fondateur de ma campagne, le discours du Bourget, une chaussure est lancée dans ma direction mais passe sous le podium” commence-t-il énigmatique. “Si cette chaussure, me touche, vous imaginez ce que la presse aurait retenu de cette journée ?” 

Une petite heure de discussion, qui a permis à François Hollande de faire son inventaire. Notamment sur les nombreux attentats perpétrés en France pendant son mandat. "Personne ne peut imaginer ce que représentent pour le chef de l'Etat d'avoir une répétition d'attaque aussi lourde" commence-t-il.  Et d'ajouter "je suis très fier de ce que le peuple français a montré pendant cette période". 

"Aujourd'hui je ne cherche plus le soutien" a affirmé François Hollande  - Radio France
"Aujourd'hui je ne cherche plus le soutien" a affirmé François Hollande © Radio France - Elie Abergel

François Hollande trop sévèrement jugé ?

Un an après le départ de François Hollande de l’Elysée, les cinq participants à cette discussion sont d’accord sur une chose : le pays a été “très sévère, voire trop sévère avec François Hollande et son bilan”

Salarié dans les finances publiques, Mathieu est ravi d’avoir pu approcher François Hollande  “d’aussi près”, mais reste lucide “de toute évidence, les réponses sont déjà très calibrées, et parfois un peu courtes”. “Cela dit, je comprends qu'un ancien président n'ait pas un agenda très souple !", termine Mathieu.

"J'ai trouvé les questions directes et sans indulgence, ces personnes m'ont posé des questions que la plupart des journalistes rêvent de me poser", a affirmé l'ancien président à l'issue de la rencontre. Une indulgence dont François Hollande aurait sûrement voulu bénéficier quand il était aux responsabilités.  

Reportage réalisé avec Elie Abergel