Politique

François Hollande à Dijon : quels rapports entre le président et la justice ?

Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne jeudi 6 octobre 2016 à 18:40

François  Hollande à Dijon ce vendredi 7 octobre 2016 pour rencontrer les participants au 42e congrès de l'USM
François Hollande à Dijon ce vendredi 7 octobre 2016 pour rencontrer les participants au 42e congrès de l'USM © Maxppp - Maxppp

François Hollande est à Dijon ce vendredi 7 octobre 2016 pour une visite de l’École Nationale des Greffes et un discours en fin d'après-midi devant les participants au 42e congrès de l'Union Syndicale des Magistrats au Palais des Congrès.

François Hollande est à Dijon ce vendredi, sa visite durera à peine trois heures, de 15h à 18h environ, dans le cadre du 42e congrès de l'Union Syndicale des Magistrats (l'USM). Le président de la république accompagné de Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, doit tout d'abord visiter l’École Nationale des Greffes. En fin d’après-midi il se rendra au Palais des Congrès. Après le discours de Virgnie Duval, la présidente de l'USM, le chef de l’État prononcera une allocution à 17h.

Le bilan de François Hollande en matière de justice est "décevant" pour le Syndicat de la Magistrature - Maxppp
Le bilan de François Hollande en matière de justice est "décevant" pour le Syndicat de la Magistrature © Maxppp - Maxppp

Le bilan de François Hollande en matière de justice est jugé très décevant par le Syndicat de la Magistrature, un autre syndicat pourtant classé à gauche.

"On attendait autre chose de la part de ce gouvernement en terme de projet de justice"

Anaïs Vrain secrétaire nationale du SM

Au tout début du quinquennat de François Hollande le Syndicat de la Magistrature, avait eu quelques espoirs avec les déclarations de la garde des sceaux de l'époque Christiane Taubira notamment concernant les mineurs. Des espoirs trop vite balayés. Aujourd'hui, alors que Jean-Jacques Urvoas l'a remplacé place Beauveau les tribunaux correctionnels pour mineurs ne sont toujours pas abolis. C'était pourtant une promesse de campagne du candidat Hollande. La France est toujours sous le régime de l’État d'Urgence. Et les dernières annonces en matière de justice concernent la construction de nouvelles prisons, adieu peines alternatives et médiation pourtant dans l'ADN de la gauche. Au final ce qui restera de ce quinquennat c'est la suppression des peines planchers, le mariage pour tous et une hausse relative du budget de la justice, 450 millions d'euros en 3 ans sous l'ère Taubira.

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