Politique

REACTIONS - Renoncement de François Hollande : la gauche salue sa dignité, la droite souligne son échec

Par France Bleu, France Bleu jeudi 1 décembre 2016 à 21:22 Mis à jour le jeudi 1 décembre 2016 à 8:00

Elu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, 62 ans, devient le premier président français à renoncer à briguer à sa succession depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou, décédé en fonctions en 1974
Elu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, 62 ans, devient le premier président français à renoncer à briguer à sa succession depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou, décédé en fonctions en 1974 © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Après l’annonce ce jeudi soir de François Hollande de ne pas se représenter à l’issue de mandat, les réactions ont plu, à gauche comme à droite. Gérard Larcher y a vu la clôture de "5 années perdues pour la France Tour", Manuel Valls la décision d'un homme d'Etat. Tour d'horizon.

L’annonce inédite est dans l'histoire de la Ve République et ouvre le bal de la succession à gauche : François Hollande a annoncé ce jeudi soir qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle à l’issue de son mandat. Les réactions, de toutes parts, ont plu. A gauche comme à droite :

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A droite :

François Fillon, par voie de communiqué, a annoncé dans la foulée que "Ce quinquennat s'achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir. "Plus que jamais, l'alternance et le redressement de la France doivent être bâtis sur des bases solides : celle de la vérité sans laquelle il n'y a pas de confiance des Français et celle de l'action courageuse seule en mesure d'obtenir des résultats".

Gérard Larcher, président LR du Sénat : "Le bilan de ce quinquennat n'avait pas d'autre issue que cette décision de François Hollande qui clôt 5 années perdues pour la France"

► Bernard Accoyer secrétaire général des Républicains, dans un communiqué : "Ce retrait prématuré d'un président en exercice, inédit dans l'histoire de la Ve République, résonne comme un terrible aveu d'échec de l'ensemble de son quinquennat qui aura été synonyme de reculs majeurs pour la France".

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat : "Sans attendre le jugement des Français, François Hollande tire lui-même la leçon de son échec. Mais cet échec n'est pas seulement l'échec d'un homme, c'est l'échec de la gauche. L'ensemble des responsables socialistes qui ont gouverné avec François Hollande sont co-responsables de ce désastre, et devront donc assumer leur part de responsabilité".

Au Parti socialiste et à gauche :

Manuel Valls, Premier ministre : la décision de François Hollande de ne pas se représenter est "le choix d'un homme d'Etat", a salué jeudi soir Manuel Valls, faisant part à l'adresse du chef de l'Etat de ses "émotion", "respect", "fidélité" et "affection". "C'est un choix difficile, mûri, grave. C'est le choix d'un homme d'Etat. Je veux dire à François Hollande mon émotion, mon respect, ma fidélité et mon affection", écrit le chef du gouvernement dans un communiqué sans évoquer son éventuelle candidature à la primaire initiée par le PS.

► Emmanuel Macron, ministre de l’Economie démissionnaire, candidat à l'élection présidentielle : "C'était une décision courageuse et il l'a prise. Quand on a passé sa vie dans le combat politique, rendre la décision qu'il a prise aujourd'hui n'est pas neutre, quelle que soit son impopularité actuelle".

► Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, sur Twitter : "Le président de la République avec élégance, hauteur de vue, sens de la France et non sans émotion, a décidé de protéger son bon bilan".

Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste : Cette "_décision respectable ouvre la voie au Premier ministre qui porte un projet que tout le monde connaît, il est celui qui a théorisé les gauches irréconciliables, le refus de se poser au coeur de la gauch_e", a-t-il expliqué sur France 2. "Je pense que ce projet ne peut pas permettre que la gauche soit dans le second tour de l'élection présidentielle".

Patrick Kanner, ministre de la Ville : "Ce soir, c'est une grande leçon de politique qui nous est donnée"

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale : "_François Hollande a toujours mis le destin de la France au-dessus de tout. Il l'a servie avec hauteur et abnégation. Les Français rendront justice à tout ce qu'il a fait pour redresser le pays, protéger son modèle démocratique et social, rendre leur vie meilleure et plus juste (...) François Hollande est et restera un grand présiden_t" (communiqué).

Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, soutien d'Arnaud Montebourg : "Je salue cette décision extrêmement responsable pour l'ensemble de la gauche, c'est la meilleure décision qu'il pouvait prendre".

Chez Europe Ecologie-les Verts

Yannick Jadot, candidat EELV : "Une non-candidature conclut un quinquennat gâché, le triste bal des anciens ministres candidats va commencer, et la France dans tout ça ?"

Au Front National :

► Florian Philippot, vice-président du Front national. "Deux présidents de la République hors course en deux semaines. A quoi cela servirait-il de faire courir leurs doublures, leurs seconds ?", écrit-il sur Twitter. "Quand il n'y a pas de renouveau, il faut aller vers un vrai projet pour la France. Peut-être que ça sera un peu plus clair sans François Hollande", a-t-il ajouté sur BFM TV.

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