Politique

François Hollande ne sera pas candidat à l’élection présidentielle

Par France Bleu, France Bleu Limousin et France Bleu jeudi 1 décembre 2016 à 20:14 Mis à jour le vendredi 2 décembre 2016 à 7:30

Le président Hollande annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat en 2017
Le président Hollande annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat en 2017 - Capture d'écran France 2

François Hollande a annoncé ce jeudi soir en direct à la télévision depuis l'Élysée, qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle, dissipant le suspense qui planait sur ses intentions cette semaine. Manuel Valls n'a pas encore dévoilé ses intentions.

Les spéculations allaient bon train, le président de la République les a levées au terme d’une allocution solennelle de près de dix minutes : ce jeudi soir, François Hollande a annoncé, ému, en direct à la télévision depuis l'Élysée qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle. "Aujourd'hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle, aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a-t-il expliqué, la voix cassée par l'émotion.

EN VIDEO ►► Revoir l'intervention du président de la République :

C'est la première fois qu'un président en exercice de la Ve République renonce à briguer un second mandat. "Dans les mois qui viennent, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays, celui que vous m'avez confié en 2012", a-t-il déclaré la voix blanche. Il appelle à l’union de tous les progressistes, estimant, que le programme de François Fillon "remet en cause" le modèle social français.

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"L'engagement que j'avais pris était de faire baisser le chômage. J'ai fait en sorte d'aider les embauches. Les résultats arrivent. Ils arrivent plus tard que je ne l'avais prévu et restent encore trop élevés.", a-t-il concédé, soulignant n'avoir "qu'un seul regret" : avoir proposé la déchéance de nationalité. Les spéculations autour de ses intentions ont redoublé cette semaine alors que Manuel Valls n'a pas exclu de se présenter lui aussi à la primaire de la gauche.

Je ne veux pas que la France soit exposée à des aventures qui seraient coûteuses et même dangereuses pour son unité, pour sa cohésion, pour ses équilibres sociaux

François Hollande a conclu son intervention par ces mots : "Je ne veux pas que la France soit exposée à des aventures qui seraient coûteuses et même dangereuses pour son unité, pour sa cohésion, pour ses équilibres sociaux, voilà le message que j'étais venu ici vous adresser (…) "Dans les mois qui viennent mon devoir, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays celui que vous m'avez confié en 2012 en m'y consacrant pleinement et dans le dévouement le plus total à la République. Vive la République et vive la France."

Rien n'avait transparu des intentions du chef de l'Etat

Lors des deux rendez-vous à l'agenda présidentiel de ce jeudi, rien n'avait transparu des intentions du chef de l'Etat, dont les gestes et les paroles sont scrutés depuis des semaines à la recherche d'un indice sur son avenir politique. La tension était particulièrement forte depuis la désignation de François Fillon au terme du second tour de la primaire de la droite, dimanche dernier, qui a mis les républicains en ordre de bataille pour 2017.

Quels candidats à la succession ?

Sans attendre cette annonce, les candidats à la succession ne cachaient pas leurs ambitions. Plusieurs anciens ministres de François Hollande se sont lancés dans la course, certains en passant par la primaire socialiste de janvier, comme Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, et d'autres en contournant cet obstacle - Emmanuel Macron et la radicale de gauche Sylvia Pinel. Et Manuel Valls entretenait depuis plusieurs semaines l'ambiguïté sur ses propres prétentions, au risque de semer la discorde au sommet de l'Etat.

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