Politique

Hollande renonce à la présidentielle

Par Hélène Battini, France Bleu RCFM vendredi 2 décembre 2016 à 9:27 Mis à jour le vendredi 2 décembre 2016 à 9:39

François Hollande lors de son annonce télévisée du jeudi 1er décembre 2016
François Hollande lors de son annonce télévisée du jeudi 1er décembre 2016 © Maxppp - maxppp

Après l'annonce inédite du président de la république de ne pas se représenter à l'élection présidentielle en 2017. Les réactions politiques se multiplient, en Corse la secrétaire du parti socialiste, Emmanuelle de Gentili, salue cette décision "en faveur de l'union de la gauche."

C'est un énorme coup de théâtre qui s'est produit ce jeudi 1er décembre. François Hollande a annoncé qu'il renonçait à briguer sa succession à l'Élysée en 2017, une annonce inédite dans l'histoire de la Ve République, qui ouvre le bal de la succession à gauche, au terme d'un quinquennat marqué par une impopularité persistante.

"Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a annoncé, la voix blanche, le chef de l'Etat lors d'une allocution TV d'une douzaine de minutes, en direct de l'Élysée.

Le président a d'abord dressé, le bilan de son quinquennat, marqué notamment par un chômage persistant, la réforme du mariage pour tous ou encore la menace djihadiste. Il a concédé "un seul regret": avoir "proposé la déchéance de nationalité. Élu par 51,6% des voix en 2012 face à Nicolas Sarkozy, François Hollande devient le premier président de la Ve République à renoncer à briguer à sa succession, exception faite de Georges Pompidou, mort en fonctions en 1974.

Une première réaction dans l'ile, celle de la secrétaire de la fédération PS de Haute-Corse, Emmanuelle de Gentili, il a montré que « l'intérêt du pays passe avant le sien »

Emmanuelle de Gentili, secrétaire du PS en Haute-Corse - Aucun(e)
Emmanuelle de Gentili, secrétaire du PS en Haute-Corse - copie d'écran

« Le président veut que le PS puisse sortir renforcé de cette période très difficile, il prône la participation aux primaires, c’est une dimension qu’on avait rarement vu de François Hollande, il est très important de s’inspirer de cette attitude et de voir aussi les citoyens qui veulent pouvoir choisir le candidat qui les représentera lors de la présidentielle…et bien entendu inspirons nous au niveau régional aussi pour essayer de construire par rapport à un projet, des objectifs, plutôt qu’à des intérêts individuels… »

Emmanuelle de Gentili, la secrétaire du PS de Haute-Corse

Le constat d'un échec ? Pas selon Emmanuelle de Gentili

« C’est une incompréhension liée à une situation très difficile lorsqu’il a pris ses responsabilités, et un décalage entre l’action et la perception, il a dû agir en profondeur pour inverser la tendance du pays, résorber les dettes, et aujourd’hui les citoyens attendent un bilan à peine les personnes arrivées aux responsabilités. Il faut avoir un mandat pour convaincre et le bilan arrive actuellement…nous allons avoir des débats, et ensuite nous verrons comment nous nous positionnons par rapport aux différentes candidatures. »

Emmanuelle de Gentili, la secrétaire du PS de Haute-Corse

Qui pour lui succéder?

Huit Français sur dix (82%) approuvent la décision de François Hollande de ne pas briguer sa succession à l'Élysée en 2017, selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié ce 2 décembre. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 86% à "approuver", 88% chez les sympathisants de la droite et du centre, 84% chez les sympathisants du Front national.

M. Valls a salué jeudi soir "le choix d'un homme d'Etat". "Je veux dire à François Hollande mon émotion, mon respect, ma fidélité et mon affection". "Je ne doute pas que ce quinquennat sera apprécié à sa juste valeur", a-t-il dit.

Avec la voie désormais libre pour une candidature, le Premier ministre devrait poursuivre son entreprise de rassemblement, entamée depuis plusieurs semaines. Souvent clivant dans son camp, Manuel Valls s'est efforcé d'arrondir les angles pour peaufiner son profil de présidentiable. Mais il hérite d'une position guère plus enviable, à en croire les sondages réalisés avant l'abandon de François Hollande: il est crédité de 9% à 11% seulement d'intentions de vote, selon de récents sondages. Lui aussi derrière son ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et le candidat de la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon.

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