Politique

François Hollande se rendra "dans les prochaines semaines" à Florange

Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mardi 13 septembre 2016 à 14:41

François Hollande
François Hollande © Radio France

François Hollande a annoncé ce mardi qu'il allait revenir à Florange, sur le site des anciens hauts fourneaux d'ArcelorMittal. Le chef de l'Etat avait fait la promesse, en 2014, d'y revenir chaque année. Il n'avait pourtant pas fait le voyage l'an dernier.

François Hollande a annoncé ce mardi qu'il comptait se rendre "dans les prochaines semaines" à Florange, sur le site des hauts fourneaux d'ArcelorMittal. En 2013, le chef de l'Etat avait promis de s'y rendre chaque année. Il y est depuis allé à une reprise, en novembre 2014.

"J'ai fait en sorte que les engagement qui ont été pris, puisque les hauts fourneaux étaient déjà à l'arrêt, puissent aboutir à ce qu'il y ait 180 millions d'euros d'investissements supplémentaires sur Florange, qu'il n'y ait aucun licenciement et même aucun plan social, et que tous les personnels soient reclassés. C'est le cas", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse.

Florange : échec ou réussite ?

Alors que de plus en plus comparent l'annonce par Alstom de l'arrêt de son site de production de Belfort à la fermeture des hauts fourneaux de Florange en 2013, le chef de l'Etat veut montrer ce qui lui apparaît comme une réussite : "il y a plus de 190 millions d'euros d'investissements qui ont été engagés, les personnels ont pu être reclassés, un centre de recherche publique qui associe des partenaires privés est en ce moment en construction (Metafensch à Uckange, dont François Hollande avait annoncé la création en 2014, NDLR) et j'irai moi-même en constater l'avancement et si possible l'inauguration dans les prochaines semaines".

La première visite de François Hollande à Florange lors de la campagne présidentielle de 2012 avait suscité beaucoup d'espoirs parmi les ouvriers sidérurgistes. Il avait alors promis de faire voter une loi contraignant les "grandes firmes" désireuses de se séparer d'une unité de production à "la céder à un repreneur" afin d'éviter son démantèlement.

Une fermeture comme une "trahison"

Mais pour beaucoup de ces ouvriers, la fermeture des hauts fourneaux de Florange a surtout signé la "trahison" du chef de l'Etat. L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, aujourd'hui candidat à l'Elysée, avait pour sa part plaidé en vain pour une nationalisation temporaire.

(avec AFP)