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Frédéric Orain : "La rentrée du PS à Blois plutôt qu'à la Rochelle, c'est plus qu'un détail"

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Par , France Bleu Orléans

Le parti socialiste fait sa rentrée, ce vendredi et jusqu'à dimanche, à Blois. Intitulées "le rendez-vous de la gauche d'après", ces rencontres sont censées tourner la page des divisions que symbolisait La Rochelle. Entretien avec Frédéric Orain, 1er secrétaire fédéral du PS dans le Loir-et-Cher.

L'affiche officielle du "rendez-vous de la gauche d'après" qu'organise le parti socialiste à Blois.
L'affiche officielle du "rendez-vous de la gauche d'après" qu'organise le parti socialiste à Blois. - DR

Pendant trois jours, de vendredi jusqu'à dimanche, Blois sera la capitale de la gauche. Du moins, du parti socialiste qui a choisi cette année la ville du Loir-et-Cher pour effectuer sa rentrée, sous le nom "rendez-vous de la gauche d'après" - car au-delà du PS, des personnalités des différentes composantes de la gauche ont annoncé leur venue à Blois :  Julien Bayou, Yannick Jadot, Eric Piolle pour Europe Ecologie les Verts, Clémentine Autin pour la France insoumise, Pierre Lacaze pour le parti communiste, Raphaël Glucksman pour Place publique, etc.

Ce changement de lieu, c'est aussi un changement de ligne politique"

Si Blois a été choisi plutôt que la Rochelle, où le PS a longtemps organisé ses universités d'été, ce n'est pas que pour des raisons pratiques de meilleure accessibilité. "Ce changement de lieu, c'est plus qu'un détail", assure Frédéric Orain, premier secrétaire fédéral du PS dans le Loir-et-Cher et conseiller municipal délégué à la mémoire et l'éducation mémorielle à Blois. D'abord parce qu'à Blois, le maire socialiste Marc Gricourt a été réélu en mars dernier en menant une liste d'union de la gauche dès le premier tour.

Mais au-delà de ce symbole, c'est aussi "un changement fondamental", explique Frédéric Orain, "parce que cela accompagne aussi un changement de ligne politique : un rapprochement avec nos partenaires et la volonté de s'unir en vue des prochaines échéances." Un pari, alors que les écologistes, forts de leurs bons résultats aux municipales, revendiquent le leadership à gauche : c'est le cas, entre autres, de Charles Fournier, qui pourrait mener une liste EELV au premier tour des régionales en Centre-Val de Loire, l'an prochain.

Il faut d'abord définir un programme commun avant de dire qui pourra l'incarner"

"C'est un risque inhérent à la Vème République, commente Frédéric Orain, parce que derrière il y a toujours l'enjeu de la présidentielle qui a été personnalisée, présentée comme la rencontre d'un homme avec le peuple, et ce sera difficile d'y échapper. Malgré tout, je pars du principe qu'une fois que le programme est commun, c'est la personnalité la mieux placée qui doit représenter la gauche - et c'est aussi ce que pense Olivier Faure (le premier secrétaire national du PS). Pour l'instant, personne ne peut dire quelle est cette personnalité : rappelons-nous que deux avant la présidentielle de 2017, Emmanuel Macron était un quasi inconnu... Donc si on arrive déjà à s'entendre sur un programme commun, sur ce qu'on veut faire pour sortir de la guéguerre médiatique et offrir une alternative à l'affrontement entre nationalisme et libéralisme, alors on pourra choisir plus facilement qui incarnera le programme."

Entre 2.000 et 4.000 personnes attendues

Plus de 70 animations (tables rondes, débats, mais aussi concert, spectacle son et lumière...) jalonneront ces journées de Blois, où sont attendues entre 2.000 et 4.000 personnes, en respect bien sûr des consignes sanitaires. Parmi les questions abordées : "L'opposition terrestre/non terrestre va-t-elle remplacer le clivage droite/gauche?", "Faut-il déboulonner l'histoire?", "Comment en finir avec le chômage de masse?". D'autres débats encore s'intéresseront aux "gilets jaunes" ou au "grand procès du productivisme".

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