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Politique

Congrès du Front National à Lille : nouveau nom pour le parti, Steve Bannon invité surprise

samedi 10 mars 2018 à 3:08 - Mis à jour le samedi 10 mars 2018 à 16:05 Par Germain Arrigoni et Xavier Demagny, France Bleu Nord et France Bleu

Marine Le Pen va tenter lors du congrès de "refondation" du Front national, à Lille samedi et dimanche, de relever après l'échec à la présidentielle un parti en proie au doute, parasité par les critiques de son père, les ambitions de sa nièce et les affaires, mais prêt à changer de nom.

Marine Le Pen avant l'échec du FN au second tour de l'élection présidentielle
Marine Le Pen avant l'échec du FN au second tour de l'élection présidentielle © Maxppp -

C'est la première fois depuis sa défaite au second tour de l'élection présidentielle que le FN fait parler autant de lui. "L'échec n'est pas fatal, ce qui compte, c'est le courage de continuer", assure en évoquant Winston Churchill Marine Le Pen, la finaliste à l'élection présidentielle, battue par Emmanuel Macron mais qui a engrangé un record de près de 11 millions de voix (33,9%) au second tour.

Seule candidate à sa succession, Marine Le Pen remise en cause ?

Beaucoup de militants, voire des cadres, s'interrogent sur la capacité de Marine Le Pen à diriger encore le FN depuis son débat "raté" entre les deux tours. "Subir un trou d'air" après sept ans "d'expansion" pour le FN "n'a rien d'étonnant", rétorque-t-elle. Elle-même instille le doute, jurant qu'elle "n'a pas terminé (son) travail" mais qu'elle n'entend pas "s'éterniser" et soutiendra volontiers un successeur "mieux placé".

Seule candidate à sa succession, la présidente du FN est assurée d'être réélue et viendra dimanche avec trois lignes directrices : "s'implanter, s'allier, gouverner", une petite révolution pour un parti d'extrême droite marqué par une culture d'opposition, peu familier des alliances.

Un changement de nom du parti

Elle entend à cet égard présenter une liste de "rassemblement" des "nationaux" contre les "mondialistes" aux européennes. 

Pour parachever le ravalement "du sol au plafond", la dirigeante frontiste proposera un nouveau nom du parti, même si la perte de l'appellation historique ne fait pas l'unanimité. Un vote aura lieu après le congrès.

Steve Bannon, invité surprise

Il n'était pourtant pas prévu au programme : Steve Bannon, ancien influent conseiller de Donald Trump sera présent au congrès du Front national. Sa venue a été annoncé par Louis Alliot, vice-président du parti, sur Twitter. 

"Il a été aussi l'artisan d'une victoire, celle de Donald Trump, sur laquelle personne ne pariait [...] donc il va nous expliquer que la victoire est possible, comment on peut s'y prendre, et je trouve ça toujours intéressant d'écouter ceux qui ont gagné une élection" explique Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, invité samedi matin de France Inter

Jean-Marie Le Pen absent pour la première fois

Soulagement pour Marine Le Pen : son père a renoncé à faire un coup d'éclat en se rendant au congrès - une première pour lui. Il n'est plus adhérent et devrait perdre la présidence d'honneur lors du vote sur les nouveaux statuts.

Désireuse depuis son arrivée en 2011 de "dédiaboliser" un parti au passé sulfureux, Marine Le Pen avait exclu en 2015 le cofondateur du FN après de nouveaux propos polémiques sur la Shoah.

L'ombre des affaires judiciaires

Sans concurrent ni relève, Marine Le Pen aura-t-elle plus à craindre, sur le chemin de la refondation, des affaires judiciaires ? Fin juin, elle a été mise en examen pour "abus de confiance" dans l'enquête sur des emplois fictifs présumés d'assistants d'eurodéputés, dont le préjudice approcherait les 7 millions d'euros. De plus en 2015, plusieurs de ses proches ont été mis en examen pour "financement illégal" de campagnes électorales en 2012. 

Le congrès pourrait aussi, comme en 2014, être perturbé par des manifestants, selon un appel sur Facebook.