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Politique

Fusion des régions en Nouvelle-Aquitaine : "On est loin des économies promises par le gouvernement"

"Nos très chères régions", c'est le titre de l'enquête d'Envoyé Spécial diffusé ce jeudi soir sur France 2. L'équipe d'Elise Lucet s'est rendue notamment en Nouvelle-Aquitaine pour explorer les aberrations de la réforme territoriale de 2015.

Capture d'écran
Capture d'écran - France Télévisions

Poitiers, France

"Le gouvernement avait promis 10 milliards d'euros d'économies. Trois ans après leur création, les super-régions ont généré de nouvelles dépenses." Voilà comment Elise Lucet présente la nouvelle enquête d'Envoyé Spécial. L'émission d'investigation de France 2 s'intéresse ce jeudi soir à la fusion des régions et aux coûts de la réforme territoriale. 

"Les promesses d'économies par le gouvernement en 2014 étaient très optimistes, on parlait de plusieurs milliards d'euros, et en fait, ce qui ressort de notre enquête c'est qu'on en est très loin" (Paul Gasnier, journaliste)

"En Nouvelle-Aquitaine, la fusion a coûté cher notamment à cause de la situation financière de Poitou-Charente", explique le réalisateur de l'enquête. "En fait au moment de la fusion, Alain Rousset s'est retrouvé dans une situation délicate parce qu'il avait des fonctionnaires régionaux qui n'étaient pas payés pareil en Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine, et il a dû harmoniser les régimes indemnitaires, c'est-à-dire, mieux payer tout le monde, et cette mesure a coûté très cher", résume Paul Gasnier.

L'opposition de droite au Conseil régional déplore "l'absence d'économie"

Conseiller régional Les Républicains et président de la Commission des Finances de Nouvelle-Aquitaine, Olivier Chartier pointe du doigt "les choix politiques qui ont entraîné ces dérapages financiers, comme l'indexation des catégories de fonctionnaires territoriaux sur le régime qui était le plus favorable, celui de Poitou-Charentes, mis en place par Ségolène Royal."

"Je comprends _parfaitement que des téléspectateurs puissent être choqués [_devant Envoyé Spécial]. On a vendu aux citoyens une réforme censée faire 14 milliards d'euros d'économies et qui aujourd'hui n'a engendré que des coûts supplémentaires" (Olivier Chartier, LR)

"Il n'y a pas une séance du Conseil régional où je n'alerte pas le président de Nouvelle-Aquitaine ces surcoûts créés par la grande région. Rendez-vous compte que nous allons passer d'un endettement en 2015 de 2 milliards à 3 milliards en 2021, à la fin du mandat, les ratios financiers seront au bord du rouge". Olivier Chartier plaide par ailleurs pour la réaffectation de pôles de compétences comme l'Education vers les anciennes capitales régionales comme Poitiers et Limoges "plutôt que d'empiler des choses à Bordeaux".

Dire que l'on allait faire des économies c'est une fake-news dit Alain Rousset

Du côté du Conseil régional, l'enquête d'Envoyé Spécial est perçue comme un non-événement. Rien de nouveau sous le soleil pour Andréa Brouille, la vice-présidente de Nouvelle-Aquitaine en charge des Finances et du Budget. "Le président Alain Rousset avait déjà dit que cette fusion ne permettrait pas des économies brutes, directes, à court terme."

"Moi je suis justement une élue de l'ex-Limousin, on a effectivement nos indemnités qui augmentent sauf qu'il faut mettre en parallèle, avant je faisais Limoges-Guéret, maintenant je dois aller à Bordeaux, Bressuire ou Port-Sainte-Marie donc c'est un investissement à temps complet, moi j'ai abandonné mon travail, donc certes nos indemnités ont augmenté mais la charge de travail a été multiplié, non pas par deux mais par douze !" (Andréa Brouille)

Andréa Brouille affirme que la nouvelle collectivité a dégagé 17 millions d'euros d'économies "sur les marchés d'assurance, les marchés de télécommunication et la rationalisation de nos bâtiments".

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