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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Pour Olivier Ihl, politologue grenoblois, Emmanuel Macron part à la reconquête de l'opinion avec le grand débat

mardi 22 janvier 2019 à 6:12 Par Nicolas Crozel et Claire Guédon, France Bleu Isère

Au lendemain d'un nouveau week-end de mobilisation des gilets jaunes et alors que le grand débat national est lancé, Olivier Ihl, politologue enseignant à Sciences-Po Grenbole livre son analyse de la situation politique,

Olivier Ihl, politologue grenoblois, dans les studios de France Bleu Isère
Olivier Ihl, politologue grenoblois, dans les studios de France Bleu Isère © Radio France - Claire Guédon

Grenoble, France

"C'est possible que les gilets jaunes continuent à occuper nos samedis. _Ils sont déterminés et désormais, leur mouvement s'est politisé."estime Olivier Ihl, politlogue grenoblois. Leurs revendications premières, notamment sur la taxation des carburants, ont obtenu une réponse, donc "ils utilisent maintenant de nouvelles voies"_.

Grand débat national 

Pour Olivier Ihl, l'organisation du grand débat national permet aux citoyens d'échanger autrement. "Emmanuel Macron a deux logiques différentes pour ce débat. D'un côté _il veut réconcilier les Français et apaiser le pays_, de l'autre il se met dans la préparation des élections européennes, qui arrivent en mai." 

"Il a entendu les critiques" (en parlant d'Emmanuel Macron) - Olivier Ihl, politologue

Le Président est donc de nouveau en campagne, et tombe la chemise, comme lors des élections présidentielles de 2017. "Il tente de reconquérir l'opinion. Il a entendu les critiques qui disaient qu'il s'enfermait à l'Élysée", alors il descend voir les Français. 

Les Français et les élus

Ce grand débat est aussi l'occasion de faire participer les "élus de terrain", pourtant souvent délaissés par le pouvoir central. Surtout que d'après Olivier Ihl, ce sont les élus qui "ont le plus de sympathie de la part des Français, ce sont eux qui évoquent leurs problèmes du quotidien." De quoi peut-être faciliter ce débat ? 

Dans tous les cas ce qui apporte une nouvelle dimension à ces discussions, c'est justement que les citoyens y participent. "Ils vont pouvoir donner leur avis sur la démocratie participative."

"Les partis traditionnels sont victimes de leur stratégie" - Olivier Ihl, politologue

En revanche, ceux que l'on entend le moins dans ce débat, ce sont les partis traditionnels, que ce soit le Parti socialiste, Les Républicains, le Rassemblement national... "Ils souhaitent remobiliser la dimension partisane autour de leur mouvement" mais ne semblent pas y arriver dans le cadre de ce débat. 

"Il est urgent qu'ils trouvent une solution. On observe une perte de 10 à 15 points pour ces partis, et par exemple, si la dose de proportionnelle est appliquée, ils risquent le coup de grâce."