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Politique

Gaël Perdriau demande au gouvernement de prendre ses responsabilités sur la fin des contrats aidés

jeudi 8 mars 2018 à 17:13 Par Jeanne-Marie Marco, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le maire de Saint-Etienne interpelle une nouvelle fois le gouvernement ce jeudi sur la fin des contrats aidés. Gaël Perdriau assure que la plupart des associations stéphanoises ne seront malheureusement pas éligibles aux nouveaux contrats aidés, les parcours emploi compétences.

Gaël Perdriau entouré de deux de ses adjointes à la mairie de Saint-Etienne
Gaël Perdriau entouré de deux de ses adjointes à la mairie de Saint-Etienne © Radio France - Jeanne marie Marco

Saint-Étienne, France

Le maire de Saint-Etienne dénonce une nouvelle fois, ce jeudi, la décision "cavalière et impromptue" du gouvernement de supprimer les contrats aidés cette année. Au moins 200 contrats sont sur la sellette à Saint-Etienne selon le maire et ne seront pas éligibles aux nouveaux contrats aidés, les parcours emploi compétences, annoncés par le gouvernement.

La mairie n'a pas les moyens de compenser

Pour renouveler tous ses contrats aidés, la ville aurait à débourser trois millions d'euros assure Gaël Perdriau, "ce n'est pas envisageable, il faudrait augmenter les impôts de 5%". Le maire en profite pour ajouter que depuis le début de son mandat, la ville a perdu 50 millions d'euros d'aides de l'Etat.

J'invite les associations à se tourner vers le député La République en marche Jean-Michel Mis" — Gaël Perdriau

Gaël Perdriau déplore également le comportement des élus La République en marche : "je note leurs incohérences, d'un côté les élus municipaux votent le vœu que j'ai proposé au conseil municipal à l'unanimité pour demander au gouvernement de revoir sa position et de laisser les contrats aidés exister. Le député Jean-Michel Mis lui soutient le gouvernement dans la décision de supprimer ces contrats aidés et le responsable du parti Jean-Louis Gagnaire ne s'exprime pas sur le sujet". 

RÉACTION I Gaël Perdriau dénonce l'incohérence des élus La République en marche

Gaël Perdriau encourage alors les associations touchées par la fin des contrats aidés à se tourner vers le député Jean-Michel Mis.

C'est une attitude assez irresponsable de la part du maire de Saint-Etienne" — Jean-Michel Mis

Jean-Michel Mis, député ligérien La République en marche, répond que l'attitude du maire est "irresponsable", "pour beaucoup d'associations il n'y avait ni tutorat ni formation [...] Monsieur le Maire serait bien inspiré de faire un bilan et une évaluation avant de jeter l'opprobre sur les responsabilités qu'il n'exerce pas".

RÉACTION I Jean-Michel Mis, député La République en marche, répond à Gaël Perdriau

Les associations pas éligibles aux nouveaux contrats aidés

Au début de l'année, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé que les contrats aidés, dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, vont être remplacés par les "parcours emploi compétence" (PEC). Pour bénéficier de ce dispositif, les employeurs devront former les salariés concernés.

Selon Gaël Perdriau, la plupart des associations stéphanoises ne seront pas éligibles à ces PEC : "une association n'a pas un champ de compétences permettant de construire ces plans de formations [...] ça veut dire qu'une très grande majorité de ces associations ne pourront pas les utiliser".

Le montant de l’aide accordée aux employeurs pourra être modulé entre 30 % et 60 %, dans la limite des enveloppes financières. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de Région. Ainsi, le maire de Saint-Etienne s'adresse d'ores et déjà au préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes : "je lui demande de tenir compte de la réalité sociale de notre ville, de fixer les critères les plus souples possibles pour qu'un maximum d'associations puissent en bénéficier".