Politique

Gaël Perdriau demande le retrait de François Fillon « au nom d’une éthique »

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 1 mars 2017 à 19:29

Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne.
Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne. © Radio France -

Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, retire son soutien à François Fillon et en appelle au sursaut.

Bruno Le Maire a annoncé ce mercredi qu'il "démissionnait" de ses fonctions de "représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon" alors que le candidat de la droite et du centre a annoncé qu'il était convoqué le 15 mars en vue de sa mise en examen. "Le 26 janvier dernier, François Fillon déclarait devant les Français que dans ce cas de figure, il retirerait sa candidature à la présidence de la République française", écrit Bruno Le Maire. "Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique. Elle est la condition nécessaire pour mener sereinement les efforts de redressement de la France".

Le maire de Saint-Étienne qui a toujours soutenu Bruno Le Maire va dans le même sens.

"Je reste cohérent avec la vision que je me fais de la politique au sens noble du terme. C'est la raison pour laquelle, je décide aujourd'hui, après les dernières déclarations de François Fillon, de me retirer de son organigramme de campagne. J'en appelle à la conscience de chacun, dans cette élection présidentielle qui va engager notre pays pour les cinq prochaines années. Il s'agit de redonner une réelle espérance aux Français, qui sont en droit de l'obtenir des responsables politiques que nous sommes".

Tribune dans le Monde

Il publie également une tribune dans le Monde qui demande le retrait de François Fillon. "Allons-nous connaître, en 2017, une déroute, pour notre démocratie, comparable au naufrage de la IIIe République ?" y demande le maire de Saint-Étienne.

Et il conclut : « La question est simple, voulons-nous provoquer les larmes de désespoir et de rage de nos compatriotes ? Ou alors, fidèles à notre histoire, saurons-nous nous souvenir qu’il n’y a point de France sans grandeur ? Une grandeur qui doit être, d’abord et avant toute chose, dans le cœur de ceux qui doivent servir notre nation afin de rester fidèles à son histoire et son destin. Aujourd’hui, nous la cherchons chez ceux qui sollicitent la confiance des Français. Je ne l’ai pas trouvée et je ne puis me résoudre à voir la République mourir sous nos yeux sans en appeler, au sein de ma famille, à ce sursaut éthique qui nous permettra de transcender les « écuries » personnelles au nom de l’intérêt général y compris au prix du retrait de certains. »