Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

A gauche comme à droite, ces députés ne veulent pas de la loi Travail

mardi 3 mai 2016 à 8:44 Par Sébastien Germain, France Bleu Belfort-Montbéliard

La loi Travail est examinée à partir de ce mardi 3 mai à l’Assemblée Nationale. France Bleu Belfort Montbéliard a fait réagir deux invités : Michel Zumkeller, député-maire UDI de Valdoie, et Frédéric Barbier, député socialiste du Doubs.

Frédéric Barbier, député du Doubs
Frédéric Barbier, député du Doubs © Maxppp - Thomas Padilla/MAXPPP

Belfort, France

Michel Zumkeller est le député-maire UDI de Valdoie. Frédéric Barbier est lui député socialiste de la 4ème circonscription du Doubs. Tous les deux ne comptent pas voter la loi Travail, examinée à partir de ce mardi 3 mai à l'Assemblée nationale.

Pourquoi ils ne veulent pas voter cette loi ?

C’est une loi critiquée à droite, comme à gauche. Michel Zumkeller était d’abord d’accord pour la voter. Mais plus aujourd’hui : "On était pour parce qu’on pensait que ça allait dans le bon sens. C’est devenu plus grand-chose. Au départ il y avait des avancées. Sur le temps du travail notamment. Mais au final c’est une loi qui ne va faire que complexifier la situation."

Frédéric Barbier lui a toujours était contre. Il a déposé plusieurs amendements : "Il y a plusieurs points inacceptables : un groupe international qui fait des bénéfices ne peut pas faire de licenciement économique sur une de ses entreprises en France par exemple."

Près de 5.000 amendements ont été déposé pour cette loi Travail.

Les manifestations ont tout changé

Face à la colère de milliers de personnes qui manifestent depuis des semaines contre cette loi Travail, le gouvernement a accepté de faire des concessions. Pour Michel Zumkeller, le gouvernement n’aurait pas dû reculer : "C’est normal de faire des concessions. Mais qui est dans la rue ? Qui manifeste ? Moi je trouve dramatique qu’il y ait des jeunes de 18 ans qui disent : on ne bouge pas nos acquis. En plus la plupart des jeunes qu’on entend ne connaissent pas le texte."

Le 49.3

Le gouvernement envisagerait de faire passer la loi coûte que coûte, par le 49.3. Pour Michel Zumkeller ce serait une erreur : "Le 49.3 c’est l’échec de la vie parlementaire. Quand ça devient systémique sur les grands textes c’est qu’il y a un vrai problème. S’il manque quarante voix de gauche, c’est très clair cette loi n’aura aucune chance de passer."

Michel Zumkeller

Frédéric Barbier, député du Doubs