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Georges Frêche, le bâtisseur au verbe fort, est mort il y a dix ans

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Par , France Bleu, France Bleu Hérault

Il y a tout juste dix ans, le dimanche 24 octobre 2010, Georges Frêche, ancien maire de Montpellier, s'est éteint dans son bureau du Conseil régional. Retour sur des grands projets qui ont transformé la ville et les coups d'éclat célèbres de l'homme politique.

Georges Frêche, le bâtisseur au verbe fort, est mort le dimanche 24 octobre 2010, il y a tout juste dix ans, dans son bureau du Conseil régional. Professeur d'histoire du droit et du droit romain, l'homme a été maire de Montpellier de 1977 à 2004, soit pendant plus de 27 ans. Il a également été plusieurs fois député de l’Hérault, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon.

En 1977, Georges Frêche est élu pour la première fois à la mairie de Montpellier et a engagé la ville dans une série de grands travaux. Il a été réélu à quatre reprises.

Le quartier d'Antigone

Georges Frêche a lancé la création d'un nouveau quartier à la fin des années 1970, c’est Antigone, un projet confié à l'architecte Ricardo Bofill. Le maire de Montpellier a déclaré, "Antigone, ça correspond au souci de faire du logement qui soit beau, à proximité du centre-ville et qui puisse être habité par tout le monde". En 1984, il a inauguré la place du Nombre d’Or, le premier secteur de ce quartier Antigone, que Georges Frêche l’a d’abord pensé comme "la continuation de la ville vers la mer".

Le développement économique

Le maire ne s’est pas arrêté là, il a également œuvré pour l’élaboration du Millénaire, un parc d'activités économiques qui a prolongé le développement de la ville vers l'Est, ou encore pour l'édification du Corum qui abrite le Centre de congrès et l’opéra au centre de la ville. 

Pour le développement économique de la ville, Georges Frêche a défendu l’idée qu’ "il faut des universités, mais aussi une vraie politique culturelle, c’est-à-dire de l’opéra, de la musique, du lyrique… pour le Corum à Montpellier, c’est à la fois un palais des congrès et un opéra". En 1986, l’inauguration du Zénith à Montpellier et la piétonnisation de la Comédie.

Le tramway et l'Odysseum

En 1989, Georges Frêche a inauguré le Corum à Montpellier et l’Hôtel de Région. En 1992, c’est l’ouverture du Palais des sports Pierre de Coubertin. Et en 2000, la mise en service de la première ligne de tramway. En un an, plus de 20 millions d’usagers l’ont empruntée. La deuxième ligne est exploitée six ans plus tard.

En 2009, c’est l’ouverture du centre commercial Odysseum et l'année d'après, de nombreuses inaugurations ont suivi : l’Agora, cité internationale de la Danse, la salle de spectacle l’Arena Montpellier et la place du XXe siècle à Odysseum.

Des propos polémiques et des coups d’éclat

L’homme portait le verbe fort et a alimenté de nombreuses polémiques. Il a remis en cause les forces de l’ordre en 2005. Lors d’un dépôt de gerbe, en 2006, il s’emporte contre les Harkis présents, "mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes".

Il a également fait une sortie polémique sur les joueurs noirs de l’équipe de France, "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société…" Georges Frêche est finalement exclu du Parti socialiste en 2007.

Lors de l’une de ses dernières apparitions publiques, il faisait encore une provocation médiatique comme il en avait le secret au sujet des statues des grands hommes de la place du XXe siècle et constatait ensuite, "Regardez, avec Lénine, j’ai fait le tour de France, avec Mao Tsé-Toung dans deux ans, je ferai le tour d’Europe".

Plus tard, affaibli par la maladie, il avait reconnu "qu’il y avait l’essentiel et le superfétatoire, et que souvent, je m’étais énervé, excité pour des choses strictement sans intérêt". Mais reste le souvenir, lors de sa deuxième élection à la région, il triomphait "Alors à Paris, on me fait une image, ‘Frêche il menace, Frêche il achète’… Et s’il était aimé, et s’il était aimé, ça, ça vous la coupe !"

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