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VIDÉO - Gérald Darmanin annonce une amende de 135 euros pour les squatteurs de halls d'immeubles

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Invité sur France Bleu Provence, le ministre de l'Intérieur annonce qu'à partir du mois d'octobre, les occupants de halls d'immeubles seront passibles d'une amende de 135 euros. Une nouvelle mesure pour lutter contre le trafic de drogue dans les quartiers.

Gérald Darmanin sur France Bleu Provence
Gérald Darmanin sur France Bleu Provence © Radio France - Romain Périch

Gérald Darmanin est en visite à Marseille et à Vitrolles ce lundi. Il s'agit d'un nouveau déplacement du ministre de l'Interieur dans la seconde ville de France, trois mois après un premier long déplacement de cinq jours fin février, consacré principalement à la lutte contre le trafic de drogue dans les quartiers.

Invité de France Bleu Provence ce lundi matin, le ministre de l'Intérieur annonce une nouvelle mesure pour renforcer la sécurité dans les quartiers. "Au mois d'octobre, les policiers auront la possibilité de mettre une amende de 135 euros pour toute personne qui occupe un hall d'immeuble. Aujourd'hui, il est très difficile de constituer ce délit. C'est une pierre supplémentaire dans le jardin des trafiquants.".

France Bleu Provence : Vous aviez annoncé en février dernier à Marseille l'arrivée une centaine de policiers supplémentaires dès cette année dans les Bouches du Rhône. Est ce qu'ils sont arrivés et dans quelles communes sont ils déployés?

Gérald Darmanin : Ils sont effectivement arrivés pour une partie d'entre eux, puisque 30 sont déjà arrivés à Marseille au mois de mai et puis une dizaine dans le reste des Bouches du Rhône, ce qui fait quasiment la moitié des policiers annoncés en février et les autres arriveront entre août et septembre.

La promesse de 100 policiers sera donc tenue ?

Exactement, c'est à la fois des sorties d'écoles par exemple. Les policiers qui arrivent sont des policiers et policières qui viennent d'être diplômés. Puis, en août, en septembre, ce sont des policiers plus expérimentés qui viendront à Marseille et dans les Bouches du Rhône. 

À Marseille, le général Galtier, élu marseillais Les Républicains, réclame aussi plus de forces mobiles. Il estime que c'est indispensable à un maintien de l'ordre efficace. Est-ce que c'est prévu ça aussi? 

Nous avons mis deux compagnies de CRS depuis ma venue en février pour la ville de Marseille, qui est à la main de la préfecture et qui fait un travail extrêmement important. Résultat extrêmement fort de lutte contre les stupéfiants, par exemple, on a plus de 70 % trafic arrêté à Marseille. On est à 2.800 amendes dressées pour consommation de stupéfiants dans la rue et on est en augmentation partout sur le territoire national. On est à plus de 50 % de saisies de cannabis sur tout le territoire national et plus de 100 % d'héroïne, par exemple. Et une très grosse partie se fait ici, à Marseille. Donc, ces deux compagnies de CRS sont présentes depuis février. 

La stratégie que vous avez mis en place et que vous voulez développer, c'est le harcèlement des points de vente de drogue. Le problème, c'est qu'il y a au moins 150 points de deal à Marseille. Les habitants disent ne pas avoir vraiment la différence depuis vos annonces. 

J'en ai bien conscience, mais Marseille s'est pas fait en un jour. Nous avons décidé une lutte implacable contre le trafic de drogue depuis longtemps. Nous y travaillons singulièrement depuis le mois de février. Nous mettons des moyens sans précédent. Il y a eu 480 opérations de police en quatre mois sur 150 points de deal. Il y a eu 841 gardes à vue, 139 incarcérations par l'autorité judiciaire.

Est ce que c'est assez ? Non, ce n'est pas assez. Il faut continuer et ça mettra beaucoup de temps parce que chacun sait que la drogue depuis très longtemps gangrène la ville de Marseille comme les grandes villes de France, et que nous devons y mettre tous les moyens. On ne résout pas cette question en quelques semaines et en quelques mois. 

Contre le trafic de drogue, "nous mettons des moyens sans précédent. Il y a eu 480 opérations de police en quatre mois sur 150 points de deal."- Gérald Darmanin

Nous avons plus des moyens juridiques qui vont être mis à disposition au mois d'octobre. Les policiers auront la possibilité de mettre une amende de 135 euros pour une personne qui occupe un hall d'immeuble. Aujourd'hui, il est très difficile de constituer ce délit. C'est une pierre supplémentaire dans le jardin des trafiquants.  Il y a aussi l'installation des caméras de vidéoprotection que nous demandons à la ville de Marseille.

Je l'ai dit dans mon déplacement en février Marseille, c'est une ville qui a proportionnellement beaucoup moins de caméras que les autres communes de France, notamment dans les quartiers nord. C'est bien notre problème. Nous pourrons mieux lutter contre les trafics de stupéfiants. Jour après jour, nous gagnons immeuble après immeuble, mais c'est vrai que ça prend du temps. 

"Les policiers auront la possibilité de mettre une amende de 135 euros pour une personne qui occupe un hall d'immeuble. Aujourd'hui, il est très difficile de constituer ce délit."

Le quotidien des policiers devient de plus en plus infernal. La mort de Stéphanie Montfermeil, en région parisienne. Celle d'Éric Masson à Avignon, à Marseille, dans le centre ville, en plein jour. Des policiers ont été pris à partie par des jeunes voyous qui les ont insultés, menacés, jetés des chaises, détruit leur vélo. Les policiers ont dû fuir. Comment rétablir l'autorité des forces de l'ordre pour ne plus voir ce genre de scènes inacceptables? 

Les policiers font leur travail aujourd'hui d'autorité. Ils arrivent et ils interpellent. Et ils mettent fin au désordre. Hier, vous auriez pu aussi citer l'excellente opération de police mise en place par la préfecture de Marseille afin de saisir une vingtaine de motos, ces rodéos sauvages dont on disait hier ou avant hier qu'ils se faisaient de manière tout à fait libre. Les policiers sont intervenus, ont saisi ces motos et ces quads et les gens sont poursuivis par l'autorité judiciaire. Ce qui est certain, c'est que s'en prendre à des policiers, à des gendarmes, à des élus, des sapeurs pompiers est une crise qui vient de loin et que nous la rétablissons en augmentant les effectifs de police et de gendarmerie, en étant beaucoup plus présents sur le terrain, en apportant un soutien considérable aux policiers. 

"Tous les propos qui légitime ces attaques, qui vient toucher notre police, qui vient lui retirer son honneur comme ceux de Mme Pulvar, qui est totalement scandaleux ce week end, doivent être poursuivis et condamnés"

Il est évident qu'ils sont, eux, ces policiers, les premières victimes des agressions et une augmentation, environ de 8 % des en 15 ans. Ces attaques, nous devons les condamner avec la plus grande fermeté. Et c'est pour cela que tous les propos qui légitiment ces attaques, qui vient toucher notre police, qui vient lui retirer son honneur comme ceux de Mme Pulvar, qui est totalement scandaleux ce week end, doivent être poursuivis et condamnés. C'est ce que j'ai voulu faire.

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Il y a eu un accord passé à Toulon entre la justice, les bailleurs sociaux, les propriétaires des appartements dans les cités en cas de dossiers judiciaires lourds. La justice communique avec le bailleur qui peut alors engager une procédure d'expulsion du logement. L'objectif est d'expulser des cités les habitants qui posent de gros problèmes. Qu'est ce que vous en pensez? 

Pour moi, c'est une très bonne chose. Je crois que toute personne qui trafique des stupéfiants, commet des homicides, fait des violences conjugales, n'a pas à rester dans un bail social, en partie payé par nos impôts collectifs. On sait tous que dans ces quartiers populaires que je connais bien pour avoir été maire d'une ville populaire, que les choses se passent admirablement bien pour 95 % de la population Et puis, il y a 5 % d'emmerdeurs, de trafiquants, de délinquants qui viennent pourrir la vie de ce quartier. J'aurais l'occasion de faire un point sur le sujet de l'immigration dans le département du Rhône. 

"Dans ces quartiers populaires, les choses se passent admirablement bien pour 95 % de la population Et puis, il y a 5 % d'emmerdeurs"

Un étranger qui vient sur le sol national doit respecter les règles de la République. Il doit pouvoir s'intégrer et bien sûr s'assimiler et travailler. Mais s'il commet des méfaits, s'il fait un désordre public, si il fait une tentative d'homicide, des trafics de stupéfiants, des violences conjugales... il doit être expulsé du territoire national. Nous avons retiré plus de 20.000 titres depuis six mois d'étrangers qui commettaient des actes de délinquance. 

"Toute personne qui bénéficie d'un bail social doit respecter les règles de son quartier. Mais ils doivent être expulsés s'il sont condamnés"

Nous disons aux étrangers qu'ils sont les bienvenus en France. Mais lorsqu'ils commettent des méfaits, ils doivent être expulsés. Je crois que toute personne qui bénéficie d'un bail social doit respecter les règles de son quartier. Ça me paraît bien normal, mais ils doivent être expulsés s'il sont condamnés. Tout étranger qui est sur le sol national et qui commet des méfaits, des désordres, des actes de délinquance doit être expulsé également. 

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