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Lutte contre le trafic de drogue et sécurité du quotidien au menu de la visite de Gérald Darmanin à Marseille

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Provence, France Bleu

Le ministre de l'Intérieur est en visite ce jeudi après-midi dans les quartiers Nord de Marseille, à la rencontre des policiers et des habitants. Un déplacement axé notamment sur la lutte contre le trafic de drogue.

Le ministre de l'Intérieur est venu constater les dernières saisies des policiers marseillais
Le ministre de l'Intérieur est venu constater les dernières saisies des policiers marseillais © Radio France - Laurent Grolée

Le ministre de l'Intérieur est arrivé vers 15 heures ce jeudi à la division Nord de Marseille, dans le 15e arrondissement, à la rencontre des policiers. C'est la première visite sur place de Gérald Darmanin depuis son arrivée place Beauvau il y a huit mois. 

Gérald Darmanin est sur place pour confirmer l'arrivée de 300 policiers supplémentaires en trois ans dans la cité phocéenne, pour lutter notamment contre le trafic de drogue. Treize d'entre-eux sont déjà arrivés cette semaine. 

Sur les 100 premiers policiers envoyés à Marseille dès cette année, 75 seront affectés à la sécurité publique pour "le harcèlement des points de deal (...) avec un œil particulier sur les quartiers Nord" précise le ministre, et 25 en police judiciaire (investigation).

Une étape "nécessaire" mais "qui ne suffit pas"

"L’annonce du retour de 300 agents de la police nationale, dont 100 en 2021 dans les Bouches-du-Rhône est une première étape, nécessaire et positive, mais qui ne suffit pas, a réagi le maire de Marseille dans un communiqué de presse ce vendredi. Ces recrutements nous rapprochent de la situation telle qu’elle était en 2018."

"Aujourd’hui Marseille ne dispose que d’un seul agent pour 692 habitants, alors que la moyenne des grandes métropoles de notre pays est d’un agent pour 409 habitants. Ce sont 900 policiers nationaux qui manquent à Marseille pour que l’égalité soit rétablie", poursuit Benoît Payant. Il le ministre à la mise en place d’un "plan de rattrapage", avec comme objectif "le recrutement de 300 policiers par an".

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Priorité à la lutte contre le trafic de drogue

Le ministre est aussi venu féliciter les forces de police marseillaises, en soulignant le triplement du nombre d'ouverture d'enquêtes judiciaires en trois ans et de personnes confondues dans des affaires de drogue. Les saisies ont doublé en un an, passant de huit millions à seize millions d'euros. 

Gérald Darmanin s'est félicité du travail des policiers sur le secteur, avec par exemple une saisie récente de cigarettes et de drogue, pour un montant estimé de 500.000 euros à la revente en une semaine, des résultats "très encourageants" pour le ministre de l'Intérieur.

Lors d'une rencontre à la préfecture de région, le ministre a aussi annoncé aux élus qu'il reviendrait "toutes les six semaines" dans les Bouches-du-Rhône pour faire le point sur "l'avancée de la lutte contre les produits stupéfiants".

À propos des règlements de compte, le ministre estime que ceux que connaît Marseille sont des "endroits où le trafic de drogue arrive à son paroxysme : celui de la conquête des territoires. Plus la police fait son travail dans ces quartiers, plus elle harcèle des points de deal avec de l'argent en moins pour les trafiquants, elle fait naître des règlements de compte entre trafiquants (...) nous devons les empêcher".

La lutte contre le trafic de drogue : "c'est un travail sans cesse recommencé qui ruine la vie de beaucoup d'adolescents et de jeunes" dit Gérald Darmanin

Dans cette lutte contre la drogue, le ministre de l'Intérieur insiste sur la nécessité selon lui de sanctionner également les consommateurs, avec des amendes et des inscriptions sur le casier judiciaire appliquées depuis l'été 2020 à Marseille et dans d'autres villes avant d'être étendues à toute la France à l'automne. 

Il y a eu 3.500 amendes de ce type dans les Bouches-du-Rhône et plus de 1.300 rien que dans les quartiers Nord de Marseille.

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Vidéosurveillance : un million d'euros disponible pour Marseille

Le débat sur la vidéo surveillance est revenu sur la table, après des divergences entre le ministre de l'Intérieur et les élus marseillais de la majorité. Pour Gérald Darmanin, "pour que les policiers soient plus efficaces, il faut des moyens d'images (...) je vais dire au maire que nous sommes prêts à l'accompagner, avec un million d'euros que nous pouvons mettre dans les caisses de Marseille pour ces caméras".

"Les policiers travaillent sur l'urgence, mais il faut aussi travailler sur le structurel." - Gérald Darmanin

Répondant indirectement à des habitants et des associations des quartiers Nord qui estiment que des policiers supplémentaires ne suffisent pas, le ministre de l'Intérieur le reconnait : "il faut aussi travailler sur le structurel : lutte contre habitat indigne, travail sur l'éducation... Il faut de tout, des policiers et de l'éducation pour faire une ville".

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Rencontre avec les habitants dans le 13e arrondissement

Après sa visite aux policiers, le ministre de l'Intérieur est allé à la rencontre de certains habitants du 13e arrondissement de Marseille, pour une discussion organisée dans les locaux du centre d'animation Saint-Just-Perrin en présence également de policiers, d'élus locaux ou encore de bailleurs. 

C'est l'occasion pour ces habitants d'interpeller le ministre sur leur vie quotidienne dans le quartier : les points de deal, les barrages mis en place par les trafiquants, la vétusté du commissariat etc.

Le ministre de l'Intérieur échange avec des élus et habitants du 13e arrondissement
Le ministre de l'Intérieur échange avec des élus et habitants du 13e arrondissement © Radio France - Laurent Grolée

"Jusqu'à quand les dealers vont transformer les cités en zone de non-droit ?" demande une habitante

"Il faut harceler tous les jours ces points de deal", affirme le ministre aux habitants, "virer les détritus, taper les nourrices, pouvoir faire des écoutes, surveiller les réseaux sociaux... La consigne est donnée de coordonner les actions et agir partout où ça va mal".

Stationnement anarchique, rodéos sauvage, incivilités... face aux inquiétudes et à la lassitude de ces habitants des quartiers, Gérald Darmanin refuse d'assumer toutes les responsabilités : "Qu'ont fait les gens des années 70-80 pour qu'on en soit arrivé là ? Il faut se dire la vérité. On a laissé les choses aller".

"La police ne peut pas faire le travail des parents, de l'éducation (...) Il y a souvent un petit groupe de personnes qui font chier tout le monde."- Gérald Darmanin 

Au moment de se quitter, à 18h, le ministre rappelle que c'est l'heure du couvre-feu et qu'il va falloir arrêter cet échange. "Non, ne vous inquiétez pas, y a pas de contrôles" lui rétorque une habitante. 

Posez vos questions au ministre de l'Intérieur

Ce vendredi, le ministre de l'Intérieur sera en direct sur France Bleu Provence et répondra à vos questions de 7h45 à 8h, au 04.42.38.08.08

Le ministre de l'Intérieur, invité de France Bleu Provence
Le ministre de l'Intérieur, invité de France Bleu Provence © Radio France - Radio France
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