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Politique

Gérald Darmanin : "il ne faut pas être dans l'idéologie de la jalousie" face à la suppression de l'ISF

lundi 7 mai 2018 à 8:00 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics fait le bilan, sur France Bleu Nord, d'un an de présidence Macron.

Gérald Darmanin, dans son bureau à Bercy, le 26 avril 2018
Gérald Darmanin, dans son bureau à Bercy, le 26 avril 2018 © Maxppp - Philippe de Poulpiquet

Lille, France

Il occupe l'un des postes-clés du gouvernement, est chargé de mettre en musique la politique économique du Chef de l'Etat. Gérald Darmanin n'était pas un convaincu de la première heure du Président de la République qu'il a rallié une fois sa victoire acquise à l'élection présidentielle. L'ancien membre du parti les Républicains est désormais membre de la République en Marche et loue le style Macron à l'Elysée : 

Emmanuel Macron a bousculé les certitudes politiques et a offert un rassemblement national dans le pays

Gérald Darmanin défend la méthode et les idées Macron

Pour Gérald Darmanin, le bilan du Président au bout d'un an à l'Elysée, c'est avant tout un "très grand choc de confiance" :

Dans l'économie, le chômage baisse, la fiscalité a baissé, les économies sont au rendez-vous. La France revient dans le concert des nations des comptes publics qui ne sont plus dans le rouge

Le Ministre défend la suppression de l'ISF

Le ministre liste les baisses de fiscalité : la diminution des cotisations, la taxe d'habitation, la suppression de l'ISF (impôt sur la fortune). Et même si dans le même temps la CSG a augmenté, les APL (aides personnalisées au logement) ont diminué. Les baisses accordées aux ménages les plus aisés se chiffrent à 5 milliards d'euros en 2018. D'où les critiques sur "le président des riches" que balaie Gérald Darmanin :

Il ne faut pas être dans une idéologie de jalousie. Quand on supprime l'ISF, on ne le fait pas pour les riches, on le fait pour éviter 1.000 départs de gros contribuables par an ailleurs et notamment en Belgique.

Gérald Darmanin critique les opposants à la suppression de L'impôt de Solidarité sur la Fortune

Et le 1er adjoint au maire de Tourcoing cite l'exemple de la ville (quasi)-voisine de la sienne, Courtrai, en Belgique

La ville de Courtrai est à 10 minutes de Tourcoing et elle est à 4% de chômage (contre 20% pour Tourcoing). Il y a une explication, on a à-peu -près la même bière, à-peu-près les mêmes frites et à peu près le même temps mais on n'a pas la même fiscalité.

Gérald Darmanin rappelle les baisses de fiscalité pour les classes moyennes

Une candidature à Tourcoing et à la présidence de la Métropole en 2020?

Certains le voyaient comme le meilleur candidat de la droite et du centre alliés à la République en Marche pour les élections municipales en 2020, à Lille. Gérald Darmanin entretenait le suspens ces derniers mois, ne disant jamais non à une telle hypothèse. Aujourd'hui, il l'écarte catégoriquement : 

Si jamais le président de la république m'y autorise, je serai candidat tête de liste à Tourcoing. J'en ai déjà parlé avec mon équipe municipale, je serais très heureux de pouvoir défendre mon bilan

Concernant les municipales à Lille, le ministre refuse d'adouber qui que ce soit : "il y a sans doute des gens très biens qui pourront demain, je l'espère, remporter la ville de Lille. Mais le plus important c'est le fonctionnement de la région avec Xavier Bertrand qui est un excellent président et la Métropole Européenne de Lille".

Le ministre ne cache donc pas son ambition de briguer en 2020, peut-être aussi, la présidence de la MEL, la collectivité la plus puissante du département du Nord.