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Politique

VIDÉO - Gérard Larcher propose de "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre" hors des Républicains

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Gérard Larcher, président du Sénat, a annoncé ce mardi qu'il allait lancer une "démarche" pour "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre" hors des Républicains. Le parti présidé par Laurent Wauquiez a subi une déroute historique aux élections européennes, dimanche dernier.

Gérard Larcher aux côtés de Laurent Wauquiez, dont la ligne politique est critiquée au lendemain de la débâcle aux élections européennes.
Gérard Larcher aux côtés de Laurent Wauquiez, dont la ligne politique est critiquée au lendemain de la débâcle aux élections européennes. © Maxppp -

Après la défaite historique subie par les Républicains aux européennes de dimanche dernier, le président du Sénat Gérard Larcher a annoncé ce lundi sur franceinfo qu'il souhaitait "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre".

"Je vais proposer aux présidents de groupe parlementaire, aux présidents des trois grandes associations d'élus (...) que nous nous retrouvions la semaine prochaine", a-t-il expliqué, afin d'envisager la création d'un mouvement hors des Républicains. Une annonce qui intervient au lendemain du bureau politique du parti, au cours duquel plusieurs membres ont réclamé la démission du président Laurent Wauquiez. La ligne politique défendue par ce dernier est mise en cause, après le score historiquement bas réalisé dimanche (8,48%).

La ligne politique remise en cause

À commencer par Gérard Larcher, donc. "Nous n'avons pas réussi à créer cet espace politique, pourtant indispensable en démocratie, entre La République en marche et le Rassemblement national", a-t-il déploré. "Nous nous sommes trouvés dans un coin du ring avec, sans doute, des thèmes qui ne représentent qu'une fraction de ce que nous sommes : certains la qualifient d'identitaire, ou civilisationnelle, on voit que ça représente 8% du corps électoral", a-t-il ajouté, faisant référence aux thèmes de campagne incarnés par la tête de liste François-Xavier Bellamy.

Wauquiez refuse de démissionner

Florence Berthout, maire du 5e arrondissement de Paris et présidente du groupe au Conseil de Paris, reproche à Laurent Wauquiez d'avoir fait des choix "qui ne font pas forcément l'unanimité chez les plus jeunes des élus, on a une ligne idéologique qui ne reflète plus, ce que nous, élus de terrain, nous représentons". Dès lundi soir, elle faisait partie des voix qui s'élevaient pour évoquer une démission de l'intéressé. "Il faut qu'il se pose la question", avait-elle confié.

"Il ne faut pas avoir une stratégie de rétrécissement, mais une stratégie d'élargissement, ça fait deux ans que je plaide pour que nous renouions des alliances avec nos partenaires naturels, qui sont le centre-droit", a de son côté plaidé Valérie Pécresse, président de la région Ile-de-France, qui n'a pas manqué de faire savoir qu'elle aurait démissionné à la place de Laurent Wauquiez. Sans le nommer directement, Jean-François Copé a estimé que le "rejet massif" dans l'opinion des "dirigeants" du parti était "intenable".

Lundi soir lors du bureau politique, Laurent Wauquiez n'a pas démissionné mais a proposé la tenue "d'états généraux" avec l'ambition de "tout remettre à plat sur les valeurs, le projet, le fonctionnement et la stratégie d'alliance". Une proposition qui sembler donc peiner à convaincre l'ensemble de sa famille politique.

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