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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : Christophe Jerretie, député LREM de Corrèze prône "des solutions à court, moyen et long terme"

mardi 4 décembre 2018 à 10:29 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

Alors que le gouvernement s’apprête à annoncer des mesures pour calmer la colère des gilets jaunes, le député LREM de Corrèze Christophe Jerretie estime que tout ne pourra pas être réglé à court terme. Il était l'invité de Philippe Graziani ce mardi sur France Bleu Limousin.

Christophe Jerretie, député corrézien La République en Marche
Christophe Jerretie, député corrézien La République en Marche © Radio France - Philippe Graziani

Corrèze, France

Christophe Jerretie, vous avez rencontré plusieurs fois des gilets jaunes, hier encore à Saint Angel, comment se passe le dialogue ? 

C'est assez simple de discuter avec eux car ce sont des gens comme tout le monde, qui travaillent, dont le pouvoir d'achat a été réduit par plusieurs mesures ou une accumulation d'histoires locales. Sur ce secteur-là, ils sont structurés avec intelligence et correction vis-à-vis du député.

Est-ce que vous comprenez leurs revendications ?

On a tous vu l'impact notamment de la taxe carbone, qui n'était pas mesuré à cette échelle-là lors du vote du budget l'an dernier. Ensuite, il y a des revendications générales historiques liées à la baisse du pouvoir d'achat, le fait que dans nos territoires ruraux on a des problèmes de mobilité si on n'a pas la voiture. Ensuite, on a un problème d'écoute de la population, un éloignement. Ça permet donc de refaire du lien, mais au-delà de ces revendications légitimes, le but est d'apporter des solutions et cela ne peut se faire qu'en plusieurs temps, à court, moyen et long terme.

Le gouvernement a annoncé un débat à l'assemblée nationale mercredi et au sénat jeudi, qu'en attendez-vous ?

Le débat permettra de libérer la parole et de discuter avec le gouvernement sur les impacts qui n'étaient pas attendus, notamment la hausse beaucoup plus rapide du prix du baril de pétrole. Ça nous permettra aussi d'expliquer que de nombreuses mesures prises par le gouvernement n'ont pas été perçues par la population. Les solutions seront aussi construites avec les gilets jaunes qui acceptent de parler, les groupes parlementaires, l'exécutif, c'est-à-dire le gouvernement et le Président de la République.

Est-ce que ce débat n'arrive pas un peu tard et est-ce que tout ça n'a pas été passé un peu vite devant des députés de la majorité pour beaucoup inexpérimentés en politique ? 

On vote quand même globalement le programme pour lequel Emmanuel Macron a été élus, mais il y a beaucoup plus de débats au sein d'En Marche que ce croient les gens. Nous sommes issus d'horizons divers et à l'assemblée, les débats sont beaucoup plus longs que dans n'importe quelle autre majorité. Je pense que beaucoup de choses ont été mesurées sur les réformes. Ensuite, quand la subjectivité se mélange dans le débat, on arrive à une difficulté de discussion ou de collaboration avec la population.