Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "L'impôt sur la fortune immobilière sera supprimé s'il ne fonctionne pas", affirme Benjamin Griveaux

mercredi 5 décembre 2018 à 12:04 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a affirmé, ce mercredi, que si l'évaluation de l'impôt sur la fortune immobilière, qui a remplacé l'ISF, montrait qu'il ne fonctionnait pas, il pourrait être supprimé. Le rétablissement de l'ISF est l'une des revendications des "gilets jaunes".

Benjamin Griveaux discute avec des gilets jaunes à Mouguerre, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Benjamin Griveaux discute avec des gilets jaunes à Mouguerre, dans les Pyrénées-Atlantiques. © AFP - IROZ GAIZKA

Le porte-parole du gouvernement a déclaré, ce mercredi, que l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l'impôt sur la fortune, pourrait être supprimé s'il est prouvé après évaluation qu'il ne fonctionne pas. Benjamin Griveaux a confirmé, sur RTL, que l'IFI pourrait faire l'objet d'une évaluation à l'automne 2019. Le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé l’an dernier en impôt sur la fortune immobilière, est l’une des revendications des "gilets jaunes", relayée par des responsables politiques et syndicaux.

Si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer" - Benjamin Griveaux

A la question de savoir si ce dispositif pourrait être supprimé, le porte-parole a répondu : "Ce sujet-là n'est pas sur la table mais en revanche, on l'évalue, on le contrôle, que ça se fasse au Parlement". L'idée est de "voir si cet argent" est "fléché dans nos PME pour les développer, pour qu'elles innovent, qu'elles investissent, pour qu'elles embauchent". "Si l'évaluation n'est pas la bonne, le sujet pourra être rouvert. Si une mesure qu'on a prise, qui coûte de l'argent public (...) ne fonctionne pas, si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer", a poursuivi Benjamin Griveaux.

"Ce n'est pas un cadeau aux riches", affirme Griveaux 

"Il faut laisser 18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet, ça a été voté en décembre 2017. Je pense qu'une bonne évaluation peut commencer à l'automne 2019, par exemple", a-t-il dit. "Nous on veut que l'argent revienne dans l'économie réelle, ce n'est pas un cadeau aux riches, c'est permettre à nos   entreprises de bénéficier de capitaux français."

Marlène Schiappa prête à rétablir l'ISF 

La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s'est de son côté dit prête à proposer de "rétablir l'ISF" si les évaluations du nouveau dispositif qui le remplace ne sont pas concluantes, selon un communiqué de son cabinet publié ce mercredi. 

Dans ce communiqué, la ministre défend une "position personnelle sur l'ISF": "Nous allons évaluer la transformation de l'ISF en IFI" (impôt sur la fortune immobilière), et "si l'évaluation montre que des capitaux ne sont pas suffisamment injectés dans l'économie française, je proposerai de rétablir l'ISF". "Ce matin, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, annonce que c'est désormais la position officielle du gouvernement", souligne le communiqué.

La hausse des taxes sur les carburants supprimée si la concertation n'aboutit pas 

Benjamin Griveaux a par ailleurs réaffirmé que si l'exécutif "ne trouve pas de solution" à l'issue de la concertation menée jusqu'au 1er mars, il "renoncera" à la hausse des taxes fustigées par les "gilets jaunes".
"On a entendu, on suspend, on va chercher des solutions ensemble. Et si à l'issue de cette phase de discussions, il n'y a pas de bonnes solutions qui ont été trouvées, on en tirera les conséquences", a-t-il déclaré. "On ne fait pas de la politique pour avoir raison. On fait de la politique pour que ça marche. (...) Si on ne trouve pas de solution, on y renoncera", a insisté le porte-parole du gouvernement.