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Politique

Gilles Simeoni : "l'autonomie énergétique de la Corse n'est pas négociable"

jeudi 7 février 2019 à 8:07 Par Patrick Rossi, Hélène Battini et Pierre-Louis Sardi, France Bleu RCFM

Gilles Simeoni s’est entretenu avec François de Rugy. La réunion de travail parisienne a été l’occasion de réaffirmé l’objectif d’autonomie énergétique de la Corse, et d’évoquer aussi différents dossiers comme celui de l’approvisionnement des centrales électriques au gaz.

L'alimentation énergétique de la corse en discussion à Paris
L'alimentation énergétique de la corse en discussion à Paris © Maxppp -

Corse, France

La réunion a été plus rapide que prévue. Mais malgré son temps réduit, elle n’a pas empêché Gilles Simeoni de défendre le dossier énergétique de la Corse. Le président du conseil exécutif a profité de l’occasion pour réaffirmer à François de Rugy que l’autonomie énergétique et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique de la Corse ne sont pas négociables : « J’ai rappelé au ministre que nous avions une PPE qui avait acté cette transition en 2023, que nous avions également un décret du premier ministre de l’époque et enfin un protocole d’accord signé avec madame Royal, ministre de l’écologie, et que pour la Corse, il n’était pas question de lâcher la proie pour l’ombre. L’objectif d’autonomie énergétique et d’une transition qui permettent au meilleur coût de sécuriser totalement l’approvisionnement énergétique de l’île sont pour nous des _objectifs qui ne sont pas négociables, qui ne sont pas susceptibles d’être remis en cause_.»  

Gilles Simeoni : « l’autonomie énergétique de la Corse n’est pas négociable »

Une plateforme sous-marine ?

Le dossier global de l’autonomie énergétique de la Corse poursuit donc son cheminement à travers diverses questions précises. L’une d’elles porte évidemment sur l’arrivée du gaz naturel en Corse, gaz prévu pour l’alimentation prochaine des centrales électriques de Lucciana et du Vazzio. La réflexion avance. Elle évolue même sur de nouvelles pistes dont celle d’une plateforme sous-marine évoquée par François de Rugy : « nous avons la garantie de la part du ministre de l’écologie de la volonté de mettre en place une alimentation par gaz, d’avancer selon le calendrier prévu. Nous continuons de travailler sur l’option du gazoduc. Le gouvernement a souhaité mettre à l’étude, au plan technique et financier, une solution alternative par plateforme sous-marine qui serait innovante, qui préserverait l’environnement et qui aurait un coût moindre » indique Gilles Simeoni.   

Des pistes et des discussions qui seront mentionnées dans le courrier que le ministre de la transition écologique doit adresser à Gilles Simeoni. Le président de l’exécutif de Corse portera alors l’échange au sein de l’assemblée de Corse où se décideront les suites à donner, « pour nous permettre d’atteindre les objectifs qui sont les nôtres en matière énergétique » conclut Gilles Simeoni. 

L'Etat fait diversion 

La proposition du ministre de la Transition Ecologique et Solidaire Francois de Rugy de l'alimentation en gaz naturel des Centrales Thermiques de Corse par une plate forme sous-marine, suscite la colère de l'association Aria Linda.
Son président Jean Nicolas Antoniotti, accuse l'Etat de » faire diversion pour ne pas respecter les choix opérés par la Corse en matière de transition énergétique, et qui vise à l'autonomie énergétique de l'île d'ici 2050 ». Ces choix, poursuit le président d‘Aria Lina, ont fait l'objet d'un protocole signé entre le conseil exécutif de Corse et la ministre Ségolène Royal,  avec un calendrier de la mise en service de la future centrale d'Ajaccio en 2023" 

« Tout ce qui s'écarte de cette route qui a d'ailleurs fait l'objet d'un appel d'offre international constitue, affirme Jean Nicolas Antoniotti,  des manœuvres de diversion qui se rajoutent à celles de la Commission de régulation de l'énergie, qui évoque des surcoûts qu'elle ne veut pas payer, et celles des représentants de l'Etat qui siègent à la Direction Générale de l'Energie et du Climat qui ont cherché tous les arguments pour justifier que le Gazoduc serait trop coûteux, trop long et trop compliqué ». 

Jean Nicolas Antoniotti, le président de l'association Aria Linda