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Politique

Gironde : le sénateur socialiste et ancien président du département Philippe Madrelle est décédé

Philippe Madrelle, sénateur PS et ancien président du département de la Gironde durant 35 ans, est décédé ce mardi à l'âge de 82 ans selon un post facebook du maire de Mérignac Alain Anziani.

Philippe Madrelle
Philippe Madrelle © Maxppp - Stéphane Lartigue

Bordeaux, France

Il a été l’homme fort de la gauche et du parti socialiste en Gironde du demi-siècle qui vient de s'écouler. Président du conseil général, de la Région, député, maire de Carbon-Blanc, et sénateur depuis 1980, Philippe Madrelle est décédé du cancer contre lequel il se battait depuis des mois. Né à Saint-Seurin-de-Cursac dans le Blayais le 21 avril 1937, il s’est éteint à l’âge de 82 ans.

En 1994, avec son père Jacques, sa femme Jacqueline, leur fille Julie et sa mère - Maxppp
En 1994, avec son père Jacques, sa femme Jacqueline, leur fille Julie et sa mère © Maxppp -

Sénateur depuis 1980, président du Département entre 1976 et 2015 (avec une parenthèse entre 1985 à 1988), mais également, maire de Carbon-Blanc durant 25 ans (jusqu'en 2001), député de 1968 à 1980, et président de la région Aquitaine de 1981 à 1985, Philippe Madrelle aura multiplié les mandats (parfois en même temps : maire, sénateur, patron du département et de la région au début des années 80) et marqué ce territoire. "Philippe Madrelle, c'était la Gironde" réagit son successeur à la présidence du conseil départemental Jean-Luc Gleyze.

Véritable patriarche de la gauche girondine et super-cumulard à une époque où le cumul des mandats n'était pas une préoccupation. Lui-même a reconnu que "ça faisait beaucoup trop et que c'était une erreur"

25 élections sans être battu depuis 1968

Philippe Madrelle a été élu pour la première fois comme conseiller municipal, à Ambarès où il s’est installé, en 1965. Il s’est ensuite présenté à 25 élections depuis 1968 sans jamais être battu. Né à Saint Seurin-de-Cursac dans le Blayais (où son père Jacques a été élu maire SFIO en 1946), il se destine à une carrière de professeur d'anglais. 

C'est René Cassagne, maire de Cenon, et l'un des trois députés SFIO restants après la dissolution de l’Assemblée Nationale en 1968, qui en fait son suppléant. Son « mentor » en politique décédera quelques mois plus tard, et il deviendra ainsi à 31 ans, le benjamin de l'Assemblée. 

La "Madrellie"

Suivra une longue carrière, à refuser de "quitter le ring" comme il le disait lui-même, jusqu'en 2015 au Département, à "labourer le terrain et non pas à faire du clientélisme" comme lui ont reproché ses opposants, qualifiant le système politique qu'il avait mis en place de "Madrellie". Ses amis expliquent plutôt qu'il était infatigable, et "qu’il connaissait toutes les vaches de Gironde par leur prénom"

A l'origine des carrières d'Alain Rousset ou Gilles Savary

Philippe Madrelle a lancé les carrières de ceux qui lui ont succédé aujourd’hui : Alain Rousset et Gilles Savary par exemple, ont été ses directeurs de cabinet. Il a aussi aidé Alain Anziani, Jean Touzeau, Philippe Plisson. Et c'est Jean-Luc Gleyze qui lui a succédé au Département en 2015.

Une famille politique

Son frère Bernard a aussi été député, mais également conseiller général, et maire de Blaye et de Saint-Seurin-de-Cursac. Son fils Nicolas Madrelle est conseiller régional. Il a été brièvement maire de Carbon-Blanc avant d’être battu aux municipales de 2014. 

Au Sénat en octobre 2017, le doyen Philippe Madrelle salue le président Gérard Larcher - Maxppp
Au Sénat en octobre 2017, le doyen Philippe Madrelle salue le président Gérard Larcher © Maxppp - Philippe Trias
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